28 septembre 2018 - 15:02
Au Yémen, le désespoir des médecins face aux enfants affamés

La peau sur les os, un petit garçon allongé sur un lit d’hôpital au Yémen est trop fatigué ou a trop faim pour pleurer. Impuissants, des médecins assurent qu’ils ne peuvent rien faire pour l’aider.

Agence de Nouvelles d'Ahlul Bait (ABNA) : Les Nations unies ont récemment affirmé que les agences d’aide humanitaire étaient en train de « perdre le combat contre la famine » dans ce pays le plus pauvre du Golfe, ravagé par la guerre.

Aux urgences de l’hôpital Nasr, dans la ville de Daleh (sud-ouest), le petit garçon, né avec une maladie neurodégénérative, peine à respirer. Ses muscles sont atrophiés, son estomac distendu et ses minuscules articulations se dévoilent sous sa peau diaphane.

Parce que son corps ne parvient pas à retenir l’eau, les infirmières se sont résolues à lui mettre une couche.

Les patients vivent dans « des souffrances terribles », lance le directeur de l’hôpital, Mahmoud Ali Hassan.

« Nous avons besoin d’aide. Nous avons besoin d’une véritable aide », insiste-t-il.

Dans un récent rapport, Save the Children a mis en garde contre « une famine d’ampleur sans précédent » au Yémen qui connaît la pire crise humanitaire au monde, selon l’ONU.

L’ONG a estimé qu’un million d’enfants supplémentaires risquaient de souffrir de la famine dans ce pays, portant à 5,2 millions le nombre total d’enfants menacés par la famine.

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