Ahlul Bayt Nouvelles Agence (ABNA): Al-Jaafari, qui a lu le communiqué de la Syrie devant ledit secrétariat, a souligné que le gouvernement syrien ne veut pas préjuger le rapport "partial" avant de faire une étude approfondie.
Il a insisté, à cet effet, sur la nécessité d'attendre l'achèvement de la mission onusienne d'enquête conformément à l'accord signé entre l'ONU et la Syrie le 15 août 2013, et la publication d'un rapport global sur tous les incidents.
Et al-Jaafari de poursuivre: "Nous souhaitons que le secrétariat général de l'ONU ne se contente pas d'un rapport partial qui affecte l'enquête au total et qui sert les agendas intérieurs de certains pays cherchant à politiser l'enquête en vue de porter atteinte à la Syrie et à l'initiative syro-russe de mettre l'arme chimique en Syrie sous contrôle international".
Affirmant que ledit rapport n'a pas ajouté de nouveau, al-Jaafari a rappelé que la Syrie avait averti, dés le début de la crise, du danger de l'usage de l'arme chimique par les groupes terroristes affiliés à al-Qaïda.
Al-Jaafari d'ajouter: "C'est le gouvernement syrien qui avait demandé à l'ONU de déceler l'identité des auteurs de l'incident abominable de Khan al-Assel commis le 19 mars 2013, mais le secrétariat général avait jugé que cette enquête n'est pas de la spécialisation de la mission onusienne".
"Le gouvernement syrien avait adressé le 8 décembre 2012 un message au Secrétaire général et au président de l'Assemblée générale de l'ONU dans lequel Damas a mis en garde contre le recours à l'arme chimique par les terroristes", a éclairci al-Jaafari, soulignant que le message en question a été adressé 4 mois avant les accusations tendancieuses par la France et la Grande Bretagne contre le gouvernement syrien d'avoir utilisé l'arme chimique, .
Al-Jaafari a affirmé que la Syrie avait traité d'une manière positive la demande du secrétariat de l'ONU d'élargir les enquêtes de la mission onusienne pour comprendre l'incident de la banlieue de Damas, mais elle n'avait pas prévu que ces enquêtes se contentent uniquement de l'incident de la banlieue de Damas tout en ignorant les autres incidents qui ont eu lieu les 22, 24 et 25 août derniers contre l'armée syrienne qui était la cible d'une attaque à gaz toxique. "Le gouvernement syrien avait demandé à la mission onusienne et au secrétariat général de l'ONU de mener une enquête dans ces incidents mais sa demande a été ignorée", a-t-il martelé.
Il a critiqué vivement, à cet effet, certaines capitales qui lançaient des accusations contre le gouvernement syrien sur la base des interprétations non inclus au rapport.
Il a assuré que l'évocation du dossier de l'arme chimique en Syrie avait pour objectif d'avorter la tenue de la conférence de Genève 2 et d'aller de l'avant dans l'option militaire et dans l'illusion de changer le régime syrien par la force.
Le délégué syrien a fait noter que la Syrie avait répondu à l'initiative russe d'adhérer à la CIAC car elle considère l'usage de l'arme de destruction massive, dont celle chimique, est "rejeté, condamnable et immorale".
"Le gouvernement syrien est disposé à coopérer avec l'Organisation pour l'Interdiction de l'Arme chimique, pour l'exécution de la CIAR", a assuré al-Jaafari qui a exprimé la disposition de la Syrie à accueillir une délégation technique de l'OIAC pour aider au sujet dudit accord.
Il a tenu à souligner que le gouvernement syrien était et demeurera soucieux de vider le Moyen Orient de l'arme de destruction massive, et il avait soumis à l'ONU des résolutions à ce sujet, qui s'étaient heurté au refus d'Israël d'adhérer au traité sur la non prolifération des armes nucléaires et à la Convention sur l'Interdiction de l'Arme Chimique (CIAR).
Fin/229
Al-Jaafari s'en est pris au rapport partial publié sur l'usage de l'arme chimique dans la banlieue de Damas
18 septembre 2013 - 07:26
Code d'info: 464235
Le délégué permanent de la Syrie auprès de l'ONU, Bachar al-Jaafari, s'en est pris au rapport partial publié par le secrétariat général de l'ONU sur les allégations relatives à l'usage de l'arme chimique dans la banlieue de Damas le 21 août dernier, affirmant que Damas est en train de l'étudier.