ABNA: Et actuellement, quatre captifs continuent leur grève de la faim : Samer Al-Issawi, Aymen Al-Chrawna, Tareq Qaadan et Jaafar Izzidine. La mort de l’un d’entre eux aurait des conséquences désastreuses.Une chanceLe départ de Jaradat est très douloureux pour ses semblables, les mesures oppressives de l’administration pénitentiaire sioniste aussi. Paradoxalement, les captifs prennent ces nouveaux développements comme une chance, comme l’étincelle qui pourrait mettre le feu aux poudres et déclencher une nouvelle Intifada. Les captifs ont alors envoyé un message à toutes les tranches du peuple palestinien les appelant à ouvrir les hostilités et à leur venir en aide dans leur combat ouvert avec les occupants sionistes.Les captifs appellent tout le monde, toutes les institutions, tous les pays, l’Egypte en tête, à intervenir et à faire toutes les pressions possibles sur l’occupation afin qu’elle arrête ses crimes envers les captifs palestiniens, afin de sauver les détenus malades, les détenus isolés, les détenus en grève de la faim.Les captifs palestiniens mènent la bataille de la nourriture, des estomacs vides, de la grève de la faim, pour contrarier les pressions de l’administration pénitentiaire et ses mesures menées contre eux. Mais bientôt, des cadavres pourraient sortir des prisons de l’occupation israélienne et exploser au visage de l’occupation. Dans la prison d’Al-Ramla, il y a plusieurs détenus qui sont entre la vie et la mort. On parle particulièrement de Motassim Radad, Mansour Moqida, Maysara Abou Hamida.Sur le qui-viveLe gouvernement de l’occupation israélienne s’attend à une nouvelle Intifada, surtout après la tombée en martyre de Jaradat, alors que quatre détenus continuent toujours leur grève de la faim.Le gouvernement de l’occupation a pris plusieurs mesures pour faire face à cette éventuelle Intifada. A titre d’exemple, Benyamin Netanyahu, le premier ministre israélien, a envoyé un message clair et urgent à l’autorité de Ramallah exigeant d’elle qu’elle affronte toute révolte provenant de Cisjordanie.Et pour remercier l’autorité, l’entité sioniste irait rapidement lui rendre l’argent des taxes du mois de janvier : 425 millions de shekels.Et sur le terrain, le chef d’état-major de l’armée de l’occupation sioniste a donné ses ordres à ses soldats de se préparer à envisager de nouvelles manifestations et protestations, une nouvelle Intifada.Les hauts gradés de l’armée de l’occupation sioniste ont tous appelé à une réunion spéciale pour étudier tous les scénarios possibles.Les occupants sionistes comptent beaucoup sur l’autorité de Ramallah pour stopper toute escalade populaire contre l’occupation, avant la visite du président américain prévue bientôt.Manifestations populairesBeaucoup s’attendent à une nouvelle Intifada. Beaucoup d’autres ne croient pas que les manifestations aillent jusqu’à se transformer en une troisième Intifada. La division intérieure de la scène politique palestinienne en est le principal obstacle.« La rue palestinienne n’est pas du tout prête à de nouvelles Intifadas », dit Fouad Al-Khafach, directeur du centre Ahrar pour les études des captifs.Selon lui, il y aurait des manifestations et des protestations, autour d’un événement ponctuel, mais pas une Intifada.« La situation dans les prisons est très difficile, mais la rue n’est pas prête à réagir », confirme Al-Khafach.Fin/229
28 février 2013 - 20:30
Code d'info: 395670
Le captif Arafat Jaradat a laissé sa vie dans les prisons de l’occupation sioniste, le samedi 23 février 2013. Ce départ a jeté de l’huile sur le feu. La colère populaire contre la politique de l’occupation envers les détenus palestiniens et contre la ré-interpellation de captifs libérés lors de la transaction d’échange de prisonniers est à son comble. Cette colère va-t-elle vers une troisième Intifada ?