L'Iran assure surveiller strictement la libération de son citoyen Bachir
Biazar, arrêté en France pour avoir critiqué la guerre israélienne à Gaza.
Agence de presse AhlulBayt (ABNA) : "Nous suivons la question (de l'arrestation de Bachir Biazar en France) et j'ai eu il y a quelques jours une conversation téléphonique à ce sujet avec l'ambassadeur iranien à Paris", a déclaré mercredi le ministre iranien des Affaires étrangères par intérim, Ali Baqeri Kani aux journalistes en marge d'une réunion du Cabinet iranien.
Pour sa part, le secrétaire général du Haut Conseil des Droits de l'Homme d'Iran, Kazem Qaribabadi, a condamné l'arrestation de ce maestro de la musique et figure culturelle iranienne par la police française, affirmant que la France tentait d'expulser le citoyen iranien en violation dès leur droit à la liberté d'expression.
Biazar, ancien directeur de production du Département de musique et de chanson de l'Organisation de radio et télévision de la République islamique d'Iran (IRIB), a été convoqué et arrêté par la police française mardi dernier.
Dans une interview accordée à l'agence de presse Mehr, Mohamad Mahdi Naraqian, ancien directeur du département de musique et de chant de l'IRIB, a indiqué que les accusations portées contre Biazar semblent découler de ses publications sur les réseaux sociaux en faveur du peuple palestinien.
"Un pays qui prétend défendre la liberté d'expression ne tolère même pas certaines publications et articles sur une page virtuelle dans une autre langue (le persan), et réagit de manière si sérieuse", a-t-il déploré.
L'expert culturel a ajouté que les autorités françaises affirment que les messages de Biazar sur les réseaux sociaux constituent une menace pour la sécurité nationale de la France, même si le contenu a été publié en persan et que Biazar n'a aucun abonné français sur sa page.
« Il semble qu'ils s'inquiètent du modèle que représente ce type d'activistes médiatiques en Europe. Un modèle qui crée du contenu avec une simple page sur les réseaux sociaux et un smartphone, et qui a la capacité de générer lui-même un flux d'informations », a-t-il noté.
Naraqian, actuellement directeur adjoint de l'Organisation islamique de développement d'Iran, a révélé qu'un ordre d'expulsion préliminaire avait été émis contre Biazar et que sa demande de libération du centre de détention dans l'attente d'une procédure légale d'expulsion avait été rejetée par le tribunal français.
Le journaliste iranien Biazar a été transféré dans un centre de détention près de Paris, normalement utilisé pour détenir des immigrés illégaux en attente d'expulsion, a-t-il déclaré.
Naraqian a suggéré que la détention de Biazar semble être influencée par la pression des groupes d'opposition iraniens actifs en France.
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