20 novembre 2013 - 20:30
Un regard en profondeur sur l’entité sioniste

On peut dire que les conflits entre les partis politiques causent beaucoup de crises et développements concrets sur le terrain, qu’il y a beaucoup de détails contradictoires dans la politique intérieure et extérieure de l’Etat hébreu. Tout cela se passe sous un feu de braises ardentes.

Ahlul Bayt Nouvelles Agence (ABNA) : Le niveau de ces conflits et différences est monté avec la montée de la lutte nationale palestinienne d’un côté, avec la baisse de l’immigration et les développements démographiques à l’intérieur des territoires occupés en 1948 de l’autre.Il n’est exagéré de dire que le projet sioniste et ses partis essentiels sont dans l’attente de réponses convaincantes à des questions pertinentes, soixante-cinq ans après la création de l’entité sioniste sur les ruines de l’entité nationale du peuple arabe palestinien.En effet, à l’intérieur de l’entité sioniste, des questions circulent désormais. Vers où allons-nous ? Y a-t-il une fin à cette route ? La force, peut-elle définir le destin de la région et du monde, à elle toute seule ? Pourrons-nous dessiner le destin d’un autre peuple qu’on nous a dit il y a cent ans ne pas exister ? On nous avait dit que la Palestine était une terre sans peuple pour un peuple sans terre…Ces questions et beaucoup d’autres se bousculent de plus en plus dans la conscience sioniste, dans les rangs des partis et de l’intelligentsia sionistes et chez une large part des colons.Les tendances politiques à l’intérieur des partis sionistes eux-mêmes augmentent. La raison principale en est l’incapacité de ces partis et de l’intelligentsia sionistes de donner des réponses positives aux décisions internationales acceptées par les régimes arabes, bien qu’elles portent des injustices aux droits nationaux du peuple palestinien.Il y a aussi le phénomène de cette lacune qui se creuse entre les tranches de la société de l’entité sioniste, surtout entre les riches et les pauvres, dit l’ancien député de la Knesset Ran Cohen. 10% de la société israélienne possèdent 800 milliards de shekels. 90% de la société ne possèdent que 340 milliards de shekels.« Ni les tanks ni les avions ne pourront assurer la sécurité d’"Israël", si la société civile se déchire », conclut Cohen.La Première Intifada (1989-1993) a fait ses effets et l’Etat hébreu a reconnu pour la première fois les droits nationaux du peuple palestinien.En effet, l’Intifada et le mouvement national du peuple palestinien y sont pour quelque chose, pour ce qui se passe à l’intérieur de la société coloniale sioniste. Cette société glisse de plus en plus vers l’extrémisme. Les partis politiques se trouvent de plus en plus face à des problèmes politiques et concrets.Les partis de la gauche sioniste se trouvent, eux aussi, perturbés. Et ceux qui se prétendent laïcs s’intéressent de moins en moins aux solutions équilibrées, se basant sur le principe de reconnaissance de l’autre et se rapprochant des décisions internationales en ce qui concerne un règlement au Moyen-Orient.Fin/229