16 mars 2013 - 16:49

Et ces vérités concernent, directement, ce qui se déroule, sur le terrain :

ABNA: Al-Manar a tenté d'en refléter quelques-unes, à l'aide de son correspondant Kafa Nasr, qui se trouve, sur place : "mettre en images ce que vivent, tous les jours, les Syriens, est trop difficile, pour quelqu'un, qui n'a pas d'expérience de guerre ... une première chose, qui frappe la vue, ce sont les maisons des Syriens. Ces maisons sont construites, de sorte qu'elles puissent résister, parfaitement, aux obus de mortiers et aux roquettes. Certaines d'entre elles disposent même de tunnels souterrains, pour permettre l'évacuation des membres de la famille, le cas échéant. Tout est mis en place, comme si les Syriens savaient qu'une guerre  se produirait un jour. Et c'est, d'ailleurs, ce point qui est bien compris et utilisé par les rebelles.

Ils s'emparent des maisons, et avec tout ce dispositif, les transforment en de vrais stocks d'armes et de munitions ou des ateliers de fabrication de matière explosive. A Kafar Aya, il y a des maisons qui semblent être fabriquées, pour accueillir des fantassins et des snipers, tant sont nombreuses les fenêtres donnant sur la rue. Et puis, il y a des canaux et des tunnels, qui relient les maisons entre elles et ils ont été construits sous terre, à une profondeur de deux ou trois mètres, et ce genre de construction permet aux rebelles de circuler, très librement, entre les maisons et de trafiquer armes et munitions". Mais comment ls terroristes parviennent-ils à pénétrer les quartiers et à s'infiltrer dans les maisons? "C'est une question, qui ne cesse d'être posée. Les miliciens émettent un communiqué, qu'ils attribuent, à dessein, aux policiers et aux forces gouvernementales et qui demandent aux Syriens de quitter leurs maisons.

Après cette phase d'infiltration, vient une autre, celle d'assassiner les employés du secteur public et à semer la panique, parmi la population. Et c'est là que l'armée doit intervenir. Les rebelles ne sont jamais concentrés dans un endroit. Ils changent de positions et de lieux, pour éviter que leur positions soient connues. Ils minent et déposent, ensuite, des explosifs, partout. C'est exactement la méthode qu'utilse l'armée sioniste. .. il y a des quartiers entiers où les pro-Assad résistent et empêchent l'infiltration. Mais il y a, aussi, des quartiers, où les pro-Assad sont majoritaires, mais où ils ont peur d'être dénoncés par leurs voisins, partisans d'Al-Nosra.

C'est une guerre psychologique. Le cas de Jobar est exemplaire. Al-Nosra copie, là aussi, les methodes du régime sioniste, et une partie de ses membres est chargée de diffuser des rumeurs et de fausses informations et de pousser, ainsi, les habitants à quitter leurs maisons. Les communiqués sécuritaires suivent, les mensonges se répandent, et on parle de la chute du quartier, et la localité est séparée du reste du pays. Tout est fait pour provoquer des combats de rue, à l'échelle de toute la Syrie, des combats transformés en guerre d'usure.

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