Agence de presse internationale AhlulBayt (ABNA) : Le ministère américain des Anciens Combattants (VA), qui gère le plus grand réseau de soins de santé du pays, est en pleine tourmente. Selon une enquête menée par le média ProPublica, et relayée par une lettre cosignée par 62 représentants démocrates, le système de soins en santé mentale pour les vétérans est en train de s’effondrer. La lettre, adressée au secrétaire Doug Collins, exige des réponses sur la diminution des effectifs, les délais d’attente et les conséquences pour les patients. Derrière les chiffres, une réalité humaine : des vétérans qui n’arrivent plus à obtenir de rendez-vous, des psy qui quittent par épuisement, et une promesse républicaine de « soutien maximal » qui reste lettre morte.
Les données du ministère indiquent une perte de près de 500 psychologues et psychiatres entre janvier 2025 et janvier 2026, une tendance qui s’aggrave. Dans l’Arizona, un ancien thérapeute raconte à ProPublica que des séances en face‑à‑face ont été remplacées par des groupes en ligne pouvant regrouper jusqu’à 35 anciens combattants. Des consultations individuelles écourtées à 16 minutes. Dans certains centres, les patients doivent attendre des semaines, voire des mois, pour obtenir un suivi. Les témoignages recueillis sont glaçants : certains vétérans finissent par renoncer aux soins, comme Jason Beman, un ancien de la Navy et de l’Army, qui a vu ses thérapeutes défiler puis disparaître.
Ce n’est pas une simple question de gestion administrative. Le VA est responsable de la santé de plus de neuf millions d’anciens combattants, dont les taux de suicide sont deux fois supérieurs à ceux de la population générale. La pénurie de personnel qualifié met en danger leur suivi, leur équilibre, leur vie. Les élus démocrates, dans leur courrier, rappellent que le gouvernement Trump avait promis « le meilleur service possible ». Mais les faits montrent que cette promesse est en train de se briser sur les bancs d’un système à bout de souffle. La question, désormais, est de savoir si Washington réagira avant que la crise ne devienne un drame national.
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