6 janvier 2026 - 20:19
L’Iran annonce des arrestations à Téhéran et dans deux provinces après des troubles liés à des réseaux organisés et des incidents armés

Les autorités iraniennes ont fait état de l’arrestation de plusieurs suspects à Téhéran ainsi que dans les provinces du Khorasan du Nord et du Khouzestan, à la suite d’événements d’insécurité attribués à des réseaux organisés, à des incitations aux troubles et à des actions armées.

Agence de presse AhlulBayt (ABNA) : Selon l’agence iranienne Tasnim, les forces de sécurité ont identifié et démantelé le noyau d’un réseau organisé accusé d’inciter à des troubles dans le centre de Téhéran. D’après ces informations, les principaux éléments du groupe se seraient récemment rassemblés dans des zones fréquentées du district de Baharestan, où ils auraient tenté d’entraîner des jeunes, y compris des adolescents, dans des actes de désordre.

Les autorités citées estiment que ce réseau cherchait à détourner des protestations à caractère économique vers des situations de chaos et de violence. L’Organisation du renseignement du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), selon Tasnim, a indiqué que les activités du groupe étaient surveillées depuis un certain temps. Les suspects ont été arrêtés, des dossiers ont été ouverts et ils ont été remis aux autorités judiciaires, ajoutent les mêmes sources.

Dans un dossier distinct, dans la province du Khorasan du Nord (nord-est), le procureur de Bojnord a annoncé l’arrestation de membres d’un réseau qualifié de « séditionniste » et présenté comme disposant de liens étrangers. Le procureur Javad Elali, cité par des médias iraniens, a déclaré que plusieurs individus avaient été identifiés et interpellés à l’issue d’opérations coordonnées menées par des services de sécurité, de police et de renseignement, avant d’être transmis au système judiciaire.

Toujours selon le procureur, les accusés agissaient de manière organisée et « en réseau » en provoquant des troubles et un climat d’insécurité dans différentes zones de Bojnord. Parmi les chefs d’accusation évoqués figurent : conspiration et rassemblement en vue d’atteindre à la sécurité nationale, atteinte à l’ordre public, propagande contre le système islamique, participation à des affrontements, destruction de biens publics et privés, ainsi que résistance aux forces de l’ordre. Il a précisé que les dossiers seraient examinés individuellement conformément aux procédures en vigueur, et que les personnes poursuivies pour des faits liés à la sécurité nationale et à des dommages matériels resteraient en détention pendant la procédure, selon ses propos.

Par ailleurs, dans la province du Khouzestan (sud-ouest), le commandant de la police du comté de Behbahan, Mansour Seilavi, a annoncé l’arrestation de suspects en lien avec des incidents de tirs ayant suscité l’inquiétude dans la ville. Il a indiqué qu’à la suite de plusieurs épisodes armés, des unités de renseignement avaient ouvert une enquête spéciale et que, sur coordination judiciaire, la police avait localisé et arrêté les principaux suspects lors d’une opération dans leur cache. Deux personnes auraient été interpellées et une arme de chasse illégale ainsi que des munitions non autorisées auraient été saisies, selon la même source, qui affirme que les suspects ont été remis aux autorités judiciaires.

Dans le même contexte, le chef de la police iranienne, le général Ahmad Reza Radan, a déclaré à la télévision d’État que les forces de l’ordre « distinguent entre manifestants et fauteurs de troubles » et qu’elles agiraient fermement contre ceux qui chercheraient à provoquer le chaos ou à perturber la sécurité publique. Il a également indiqué qu’un nombre important de personnes avait été arrêté et que d’autres avaient été identifiées et étaient recherchées, selon des déclarations rapportées.

Selon ce récit médiatique, les protestations ont commencé le 28 décembre, lorsque des commerçants de Téhéran ont suspendu temporairement leurs activités pour dénoncer la chute de la monnaie nationale face au dollar. Des responsables iraniens affirment soutenir l’expression pacifique des revendications, tout en accusant des acteurs étrangers, notamment les États-Unis et le régime sioniste, de chercher à instrumentaliser la situation. Certaines allégations médiatiques relatives à des ingérences ou à des appels à l’agitation attribués à des services étrangers n’ont pas pu être vérifiées de manière indépendante.

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