Agence de presse AhlulBayt (ABNA) : « La Chine s’oppose fermement à toute ingérence extérieure dans les affaires intérieures de l’Iran », a affirmé lundi Lin Jian, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, dans des propos rapportés aux journalistes. Il a ajouté que Pékin espère que « le gouvernement et le peuple iraniens pourront surmonter les difficultés actuelles afin de maintenir la stabilité nationale ».
Le responsable chinois a appelé « toutes les parties » à conjuguer leurs efforts en faveur de la paix et de la stabilité dans la région d’Asie occidentale. Il a souligné que la Chine agit, selon ses termes, dans le cadre de la Charte des Nations unies et en défense de « l’équité et de la justice internationales », insistant sur la nécessité d’éviter des démarches susceptibles d’alimenter les tensions.
Dans le même temps, Lin Jian a rappelé l’approche diplomatique de Pékin, en mettant l’accent sur une « politique étrangère de partenariat et non d’alliance ». Il a fait référence au Traité de partenariat stratégique global de 25 ans entre l’Iran et la Chine, signé en 2021, présenté comme un cadre de coopération bilatérale à long terme.
Ces déclarations interviennent alors que des protestations ont été signalées en Iran, notamment à Téhéran, après la suspension temporaire d’activités par des commerçants, en réaction à la forte baisse de la monnaie nationale face au dollar américain, selon des récits médiatiques. D’après ces mêmes informations, les rassemblements ont commencé comme des mouvements pacifiques portant des revendications économiques, avant que des craintes ne soient exprimées quant à leur possible instrumentalisation.
Selon le récit rapporté, à mesure que ces événements attiraient l’attention médiatique, une autre narration s’est propagée en ligne, présentant la situation comme plus dramatique. Des sources évoquent des campagnes médiatiques coordonnées menées par des groupes hostiles basés à l’étranger, accusés de chercher à requalifier des protestations économiques en confrontation politique plus large.
Toujours selon ces informations, des responsables iraniens ont reconnu l’existence de difficultés économiques et considéré l’expression pacifique du mécontentement comme un droit légitime, tout en avertissant contre des tentatives d’acteurs externes de tirer parti de la situation pour provoquer des violences et une insécurité accrue. Des propos attribués à des responsables américains, ainsi que des signaux politiques venant du régime sioniste, sont également mentionnés dans ce contexte par certains médias, dans le cadre de ce que Téhéran qualifie de pression et de « guerre psychologique ».
Dans ce climat, l’accent mis par Pékin sur le refus de l’ingérence s’inscrit dans une ligne diplomatique constante : privilégier la stabilité des États, condamner les pressions externes et encourager, sur le plan déclaratif, une désescalade régionale. Les observateurs estiment que la multiplication des prises de position publiques autour des protestations, des sanctions et des menaces peut contribuer à polariser davantage l’espace informationnel, rendant la gestion de la stabilité intérieure et régionale plus sensible.
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