Agence de Nouvelles d'Ahlul Bait (ABNA) : le 6 janvier et pour la troisième fois d'affilée, un raid israélien contre le territoire syrien a eu lieu depuis le ciel du nord de la Galilée, confirmant les données selon lesquelles les forces israéliennes ne sont plus présentes dans le Golan occupé, une région dont le ciel est fermé depuis juillet 2020 sur tout vol civil et militaire et ce, par crainte de la riposte du Hezbollah.
En décembre une manifestation druze anti-éolienne s'est même dégénérée, levant un coin de voile sur une autre mesure là encore bien significative prise l'armée israélienne au Golan à savoir "la démilitarisation de la zone" ou ce que les médias israéliens ont qualifiée de façon parfaitement dénaturée de "collecte des armes des habitants". La presse spécialisée en Israël parle désormais de l'échec total de la campagne de guerre dans la guerre israélienne contre la Syrie qui a fini par "pousser l'armée syrienne dans les bras du Hezbollah" et "à contraindre Israël à envoyer des textos ou des tracts menaçants aux généraux syriens le mettant en garde contre la poursuite de leurs coopérations avec le Hezbollah. Or en Syrie la défaite stratégique d'Israël se métastase, un nouveau front venant de s'ouvrir lequel inclurait Deraa au sud syrien. Et la Russie y est évidemment pour beaucoup dans la mesure où la province stratégique de Deraa, peuplée pour une partie de druze ( comme le Golan) a été pacifiée via la médiation russe.
Dans son édition du 10 janvier, le site israélien Nziz dit : " Israël reconnaît une nouvelle tendance à l’intérieur de ses frontières, l'Iran et le Hezbollah cherchent à ouvrir un nouveau front dans le sud de la Syrie à Deraa contre Israël... et dire que cette province et la région de Soueïda qui s'y trouve ont depuis 2011 constitué la principale base arrière des terroristes pro-Israël qui les armaient, finançaient et pilotait leurs opérations contre la Syrie. L'échec est énorme surtout qu'à Deraa, l'armée de l'air sioniste ne dispose nullement de la liberté d'action dont il jouit dans des régions proches des frontières avec le Liban, la Russie y étant largement présent.
"Evidemment les F-16 israéliens ne pourraient viser le sud de la Syrie avec la même latitude qu'ailleurs pour cause de la présence des forces russes qui tendent toutefois et suivant visiblement un accord tacite avec l'Iran et le Hezbollah à laisser le champ libre à ces derniers, ajoute le site. La crainte est énorme de voir Deraa se transformer en une Quneitra bis surtout que depuis 27 décembre rien ne va plus entre la Russie et Israël. le 27 décembre les F-16 israéliens ont procédé en effet et à l'appui des navires américains en Méditerranée à une attaques contre Masyaf à l'est de Hama, attaque impliquant des missiles Delilah et Tomahawk. Lors d'un raid aéronaval Israël/USA, des missiles ont visé deux centres de recherches militaires à Masyaf tout en traversant de façon bien dangereuse, le ciel de Tartous. Pour la première fois depuis le début de l'intervention russe en Syrie, les batteries de S-300 ont été activés et ont intercepté avec un taux de succès quasi total les missiles de croisière israélo-américain. La Russie a-t-elle désormais une quelconque raison pour empêcher le Hezbollah de se déployer à Deraa? "pas vraiment! On a même tendance à croire qu'elle fait tout pour ce déploiement s'accélère, dit le site en hébreux.
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