Agence de Nouvelles d'Ahlul Bait (ABNA) : Pourtant, l’Occident politique a confirmé, une nouvelle fois, que tant que cela sert ses intérêts géopolitiques et que cela peut déstabiliser les Etats qui mènent une politique indépendante, il est prêt à s’allier, y compris avec le diable. Mais il y a une ligne rouge à ne plus dépasser désormais.
[…] Pour résumer la situation brièvement (bien que cela soit difficile) : un putsch a eu lieu dans la capitale ukrainienne Kiev, à la suite duquel est destitué le président légitime du pays, reconnu par la communauté internationale (dont fait partie également la communauté occidentale), Viktor Ianoukovitch ; le tout, dans la violation totale des accords conclus entre Ianoukovitch et « l’opposition ». Cet accord de sortie de crise, signé le 21 février à Kiev, en présence des « médiateurs » français, allemands et polonais, prévoyait notamment une élection anticipée du chef de l’Etat, la formation d’un gouvernement d’unité nationale, ainsi qu’une réforme constitutionnelle, qui diminuerait les pouvoirs du président au profit du Premier ministre. […] Au matin du 22 février, son service de sécurité lui annonce la présence de groupes extrémistes radicaux dans la ville. Parallèlement, à Kiev et sous pression des groupes radicaux armés, les députés votent un décret transférant les pouvoirs du chef de l’Etat au président de la Rada suprême [Parlement ukrainien, ndlr], Alexandre Tourtchinov, en violation donc, des accords signés précédemment ! Ianoukovitch fuit en Russie…
Les élites politiques occidentales pensaient alors « avoir gagné » et avoir accompli leur « mission », à savoir (au moins) destituer un chef d’Etat qui avait « osé » se retourner contre leurs intérêts en refusant au dernier moment de signer un accord d’association avec l’UE (sa principale faute vis-à-vis des occidentaux). Mais que se passe-t-il par la suite ? Toute la Crimée et l’Ukraine du Sud-Est se révoltent massivement : Sébastopol, Simferopol (capitale de la Crimée), Donetsk, Kharkov, Odessa, Lougansk, Marioupol, Dnepropetrovsk, Kherson, Nikolaïev, etc. Le Sud et l’Est du pays montrent clairement qu’ils ne comptent nullement reconnaitre les autorités-putschistes de Kiev. Les extrémistes des organisations ultra-nationalistes et néo-nazies de l’ouest ukrainien (Praviy Sektor, Svoboda, UNA-UNSO, etc.) qui font désormais la loi dans les rues, aussi bien dans la partie occidentale du pays que dans la capitale également, menacent alors directement les régions pro-russes de « descentes armées » massives afin de « mâter toute résistance Moskal » (Moskal : terme péjoratif signifiant « russe »).
[…] La République autonome de Crimée demande la protection de la Russie. Le président russe Vladimir Poutine soumet la demande au Conseil de la Fédération (Chambre haute du Parlement russe). Les sénateurs donnent une réponse positive pour l’autorisation de l’utilisation des forces armées de la Fédération de Russie en Ukraine jusqu’à la normalisation de la situation politique dans le pays. […]
Fait majeur : le commandant de la marine ukrainienne, l’amiral Denis Berezovski, a prêté tout dernièrement serment à la Crimée. Sans oublier la frégate Hetman Sahaidachniy, le navire amiral de la flotte ukrainienne qui revenait d’une patrouille dans le golfe d’Aden. Ayant refusé de reconnaitre et de suivre les ordres du nouveau pseudo-gouvernement ukrainien, le navire a hissé le drapeau de la flotte militaire maritime de Russie. […]
Maintenant, revenons aux « menaces occidentales », en premier lieu des USA (on s’abstiendra de parler des satellites). Obama a menacé la Russie en déclarant « qu’elle paiera cher son intervention (éventuelle) en Ukraine». La seule chose à dire ici est qu’avant de parler de paiement, les USA devraient commencer par rembourser leur colossale dette extérieure, le pays le plus endetté du monde se nourrissant des ressources et du sang des autres Etats. Quant aux déclarations du Secrétaire d’Etat américain, John Kerry, qui a affirmé que « la Russie serait isolée au sein de la communauté internationale », cela avait bien l’air d’une très mauvaise blague, […] la Chine soutient la position de la Russie. […] Une position qui est et qui sera certainement soutenue par les autres alliés, et ce au niveau global. En protégeant la vie de tous ceux qui ont demandé son aide et assistance, de même que ses intérêts, la Russie évite justement qu’il y ait un bain de sang aujourd’hui en Ukraine.
[…] Les Etats-Unis sont responsables des pires crimes contre l’Humanité : seules utilisations d’armes nucléaires contre la population à ce jour, guerre du Vietnam, putschs criminels en Amérique latine, soutien actif des régimes racistes d’apartheid en Afrique du Sud et Israël, bombardement de la Yougoslavie et de la Libye. Financement, soutiens armés et logistiques de rébellions responsables de crimes contre l’humanité, comme en Côte d’Ivoire et plus récemment en Syrie, maintes tentatives pour déstabiliser aujourd’hui les alliés de la Russie en Amérique latine, comme en ce moment au Venezuela, des victimes aux quatre coins du monde parmi lesquelles beaucoup de femmes, d’enfants et d’hommes de tous les âges. La liste est loin d’être exhaustive. Maintenant, on dit stop !
[…] L’Occident politique n’est aucunement représentatif de toute la communauté internationale, très loin de là, et surtout pas de toute l’humanité. Plus vite ses élites politiques et financières le comprendront, mieux ce sera pour elles-mêmes.
Fin/229
11 mars 2014 - 20:30
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L’élite politique occidentale tremble. Elle ne s’attendait certainement pas à cela. Pourtant, la Russie avait prévenu, maintes fois, les Occidentaux que s’allier avec des extrémistes est un jeu bien dangereux, que ce soit des intégristes salafistes ou des révisionnistes néo-nazis.