28 juin 2026 - 12:31
Liban : un député dénonce un "gouvernement de la soumission" et promet la poursuite de la résistance

Dans une déclaration sans concession, le député libanais Hassan Fadlallah a affirmé que le gouvernement actuel ne représente pas un État au service de son peuple, mais un ensemble d'acteurs ayant "signé un acte de reddition" et privilégiant les intérêts extérieurs. Il a rejeté tout accord qualifié "d'humiliant" avec l'ennemi, assurant que la résistance maintiendra sa main sur la gâchette jusqu'à la réalisation de ses objectifs, tout en dénonçant les tentatives de transformation du conflit avec l'ennemi en une guerre civile interne.

Agence de presse internationale AhlulBayt (ABNA) : Intervenant lors d'une rencontre politique retransmise par les médias locaux, Hassan Fadlallah, représentant du bloc parlementaire fidèle à la résistance, a livré un réquisitoire sévère contre la gestion des affaires publiques au Liban. « Nous n'avons pas d'État au sens propre du terme, un État qui rassure et protège ses citoyens », a-t-il martelé. « Nous avons plutôt des responsables qui ont choisi la loyauté à l'étranger au détriment des intérêts du peuple, et qui ont paraphé un document de capitulation. »

Le député a dénoncé une stratégie délibérée visant à détourner la colère populaire et à transformer la confrontation avec l'ennemi sioniste en un conflit fratricide. « Ce que fait le pouvoir, c'est semer la discorde pour plonger le pays dans le chaos et faire basculer la bataille contre l'occupant en une guerre interne. C'est la pire des fonctions d'un gouvernement. »

S'exprimant sur les accords récemment évoqués avec les médiateurs internationaux, Fadlallah a été catégorique : « L'accord d'humiliation et de honte que les autorités ont signé ne sera jamais appliqué. » Il a réaffirmé l'engagement de la résistance à poursuivre son chemin, déclarant : « Notre main restera sur la gâchette, et nous poursuivrons la voie de la résistance jusqu'à ce que nos objectifs soient atteints. »

Ces propos interviennent dans un contexte de fortes tensions entre le Hezbollah et ses adversaires politiques, alors que le Liban tente de sortir de la crise économique la plus grave de son histoire, aggravée par les séquelles de la guerre et l'occupation persistante de certaines zones frontalières. Les critiques voient dans ces déclarations une volonté de renforcer la position du parti de la résistance face aux pressions internationales, tandis que ses partisans y lisent une affirmation de la souveraineté nationale et du refus de toute ingérence étrangère.

La communauté internationale, de son côté, suit avec attention l'évolution de la situation, craignant qu'une escalade verbale ne compromette les efforts de stabilisation du pays. Toutefois, pour les partisans de la résistance, la position de Fadlallah reflète une constante : la défense de l'indépendance libanaise contre toute forme de domination, en particulier celle du régime sioniste et de ses alliés.

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