Agence de presse internationale AhlulBayt (ABNA) : Le site d'information américain Politico a rapporté, dans une enquête publiée ce dimanche, que le gouvernement de Benjamin Netanyahu avait entretenu, au début du second mandat de Donald Trump, l'espoir que la politique « l'Amérique d'abord » du président américain inclurait une dérogation en faveur du régime sioniste. Toutefois, les évolutions des derniers mois ont démontré le contraire, marquant un refroidissement inattendu des relations entre les deux alliés historiques.
Politico cite des sources américaines et sionistes pour affirmer que plusieurs indicateurs témoignent de cette distance croissante : une diminution notable des voyages de Netanyahu à Washington, une baisse sensible des contacts bilatéraux, ainsi que des désaccords persistants sur les dossiers iranien et libanais. Les divergences portent notamment sur la stratégie à adopter face à la République islamique d'Iran et sur les conditions d'un éventuel cessez-le-feu au Liban, où les intérêts de Tel-Aviv et de Washington ne coïncident plus parfaitement.
L'enquête souligne également que les récentes déclarations du vice-président américain J.D. Vance, selon lesquelles « le régime sioniste n'a presque aucun allié en dehors des États-Unis et ne peut se permettre de perdre son seul soutien », ne relèvent pas d'une opinion personnelle, mais d'un changement plus profond au sein de l'administration Trump. Vance, connu pour son scepticisme quant à l'alignement automatique des intérêts américains sur ceux de Tel-Aviv, estime que Washington ne devrait pas s'engager dans une guerre avec l'Iran pour les seuls intérêts du régime sioniste.
La Maison-Blanche a toutefois tenu à rassurer son allié, affirmant que les relations restent solides et que Donald Trump demeure l'un des principaux soutiens du régime sioniste. Mais les faits, selon Politico, contredisent cette rhétorique. L'administration Trump semble adopter une approche plus pragmatique, conditionnant son soutien à des concessions israéliennes sur certains dossiers régionaux.
Les milieux politiques à Tel-Aviv s'inquiètent de cette évolution, d'autant que l'opinion publique américaine, en particulier au sein du Parti républicain, évolue. Une partie de la jeune génération républicaine exprime des réserves croissantes sur le soutien inconditionnel à Tel-Aviv, ce qui pourrait influencer la politique étrangère américaine dans les années à venir. À l'approche des élections aux États-Unis et dans les territoires occupés, ces divergences pourraient s'accentuer, affectant durablement la relation spéciale entre les deux pays.
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