Agence de Nouvelles d'Ahlul Bait (ABNA) : Pour le reste une information relayée largement par la presse turque voulait faire croire à une rencontre secrète entre le général Mamlouk, chef du renseignement et de la sécurité syrien et Hakan, le chef du MIT, homme par qui a été réalisé l'un des plus implacable couloir de trafic de terroristes au Levant et puis de là vers le nord de l'Afrique. Ce mardi, le MAE turc a donc risqué ceci : "Il y a un régime en Syrie qui n'est pas reconnu internationalement mais avec qui nous menons des négociations politiques directes avec uniquement sur des questions de sécurité et de lutte contre le terrorisme...les négociations nécessaires sont en cours au niveau des services spéciaux et du renseignement... et C'est normal".. Mais quid des Américains? Si les États-Unis décident de quitter la Syrie, c'est leur choix mais ils doivent savoir qu'ils ne sont pas en Syrie sur invitation et qu'ils n'ont pas de frontière commune avec la Syrie. Or si nous sommes là c'est parce que nous avons une frontière commune, (!!!) il y a une menace terroriste, nous avons le droit d'être là (!!), mais nous soutenons l'intégrité territoriale de la Syrie et l'aide humanitaire. Or les États-Unis s'en occupent comme ça, """Il y a du pétrole, donc nos militaires y resteront.''" Mais quelle est cette approche ?
Pour plus d'un analystes l'accent mis par le Sultan sur le détournement du pétrole syrien qui vise évidement à masquer la part turque dans ce trafic fait écho aux évolutions rapides en cours. D'abord, la perte de vitesse significative d’Israël en Syrie, illustrée à la fois par ses échecs successifs dans le ciel syrien où les quatre derniers raids israéliens ont été de royaux échecs, la DCA syrienne s'étant renforcée et à m^me désormais à intercepter à vrac les meilleurs missiles air-sol de l'arsenal US/Israël.
Ayant agi toujours et sans fléchir en synergie avec Israël, la Turquie y voit évidemment un avertissement. Surtout que les coups d'interception de la DCA syrienne s'accompagne depuis quelque temps de "tirs de missiles syriens" contre Isra¨le. Le premier septembre, une frappe contre Damas a même tourné en cauchemar quand des missiles que les israéliens qualifient d'intercepteurs ont fait un trajet de plus de 250 kms pour s'abattre à Gush Dan non loin de Tel-Aviv. Rien n'empêcherait désormais la Syrie à ne pas en faire autant avec la Turquie, si celle-ci ne finit pas par désengager le territoire syrien qu'il occupe.
Mais il y a plus : au fait l'affaire des pétroliers iraniens à Beyrouth et ses répercussions au sein du camp US/OTAN/Israël n'a pas laissé indifférent la Turquie atlantiste. Si jamais les Etats -Unis finissent par haine pour la Résistance par normaliser avec la Syrie, une perspective qui ne pourrait avoir lieu sans un retrait pur et simple des troupes US des territoires occupés de l'Est de la Syrie, de quoi aura l'air une Turquie qui occupe le Nord syrien, d'abord suivant le rôle qui lui a été réparti par l'axe US/OTAN et ensuite par appât de gain? D'où la ridicule justification du Frère Mevlut. Et puis il y a toujours ces vicissitude des liens Turquie/Russie qui au plus bas depuis quelques temps, surtout depuis que la Russie soupçonne Ankara de vouloir refaire le coup du Haut Karabak, dans l'aéroport de Kaboul et y établir un corridor de trafic de terroristes aux portes de la Russie, s'illustre par de spectaculaires frappes aériennes russes anti Turquie à Idlib.
342/