Agence de presse internationale AhlulBayt (ABNA) : Les représentants de la Turquie ont fermement pris position lors de la récente réunion de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe qui s’est tenue dans la ville de Strasbourg. Au cœur de débats intenses, l’attitude du régime occupant et ses violations systématiques des droits fondamentaux ont été sévèrement dénoncées par les parlementaires. Dans ce contexte particulièrement tendu, un projet de résolution majeur intitulé « Mouvement vers l’abolition universelle de la peine de mort en toutes circonstances » a été adopté à une écrasante majorité, recueillant 102 voix pour, contre 6 voix opposées et 7 abstentions, marquant ainsi une position claire de l’institution.
Lors de son intervention poignante à la tribune, Murat Çengir, représentant du Parti de la justice et du développement de Turquie, a dirigé de virulentes critiques contre la loi récemment approuvée par le parlement du régime sioniste. Cette législation, spécifiquement conçue pour imposer la peine de mort aux captifs palestiniens, a été qualifiée de mesure extrêmement dangereuse et profondément discriminatoire. Selon le représentant turc, une telle loi sape non seulement la dignité humaine fondamentale, mais détruit également l’essence même de l’état de droit. Il a souligné avec une grande fermeté que ces actions unilatérales et brutales ne menacent pas exclusivement la stabilité précaire de la région, mais mettent également en péril l’ensemble de l’ordre international fondé sur le respect mutuel et la justice.
Dans le prolongement direct de cette dénonciation, Abdurrahman Babacan, un autre député turc, a mis en lumière la contradiction flagrante et inacceptable concernant la présence du régime sioniste au sein de cette assemblée européenne. Il a rappelé avec insistance que le maintien d’une position de membre observateur exigeait, de manière inconditionnelle, un respect scrupuleux des droits de l’homme et des normes du droit international. L’application de la peine capitale dans les territoires palestiniens occupés, a-t-il affirmé, constitue une violation grave, continue et intolérable de ces principes directeurs qui régissent les relations internationales civilisées.
Parallèlement, Pelin Yılık, représentante du Parti d’action nationaliste de Turquie, a exprimé sa profonde indignation face à la poursuite incessante des agressions meurtrières et du blocus imposé à la population civile de Gaza. Elle a insisté sur le fait que cette nouvelle loi sur la peine de mort est exclusivement dirigée contre les citoyens palestiniens, ce qui soulève des inquiétudes majeures et légitimes quant à l’institutionnalisation d’une discrimination structurelle et d’une injustice flagrante par les autorités de l’occupation. Le Conseil de l’Europe est ainsi appelé à réagir fermement face à ces dérives.
Il convient de rappeler que le parlement du régime sioniste avait précédemment, dans un acte jugé totalement inhumain, validé de manière définitive cette loi permettant l’exécution des prisonniers palestiniens. La commission de la sécurité intérieure de cette instance avait adopté le projet de loi à l’automne de l’année précédente, le soumettant ensuite à la plénière pour une approbation finale. Cette législation draconienne autorise les responsables de l’entité sioniste à prononcer la peine capitale contre les Palestiniens accusés de mener des opérations de résistance légitime.
Enfin, le Club des prisonniers palestiniens a publié des statistiques alarmantes récemment, révélant que plus de 9300 prisonniers et détenus palestiniens et arabes sont actuellement incarcérés dans les geôles obscures du régime sioniste. Depuis le début de la guerre génocidaire déclenchée le 7 octobre 2023, ces milliers de captifs sont tragiquement soumis à des politiques délibérées de torture physique et psychologique, de famine orchestrée et de mise à mort progressive, en violation totale des conventions de Genève.
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