Le fils de l'éminent érudit Cheikh Abbas Qomi, connu pour ses talents d'orateur, avait perdu l'usage de la parole à la suite d'une grave affection des cordes vocales. Privé même des conversations quotidiennes, il se tourna vers l'Imam Hussein (AS). Après une nuit de recueillement, il fut visité en songe et reçut l'ordre de réciter la lamentation (Rawda) en l'honneur de la petite Ruqayya (AS). À son réveil, sa voix était complètement rétablie, au point que les médecins, confondus, ne purent que constater une guérison qui échappait à toute explication médicale.
En cette troisième nuit du mois sacré de Moharram, dédiée au souvenir de l’infante Sayyida Ruqayya (que la paix soit sur elle), les annales historiques et les traditions rapportées par les érudits révèlent des similitudes profondément émouvantes entre la fille de l’Imam Hussein (AS) et sa vénérable aïeule, Sayyida Fatima Zahra (AS). De la douleur cuisante de la gifle et de l’oppression subie, jusqu’à la vision céleste du père avant le départ vers l’au-delà, en passant par l’enseignement du bain funéraire (Ghusl) et de l’enterrement nocturne, ces analogies dessinent la continuité poignante du calvaire des Ahl al-Bayt (AS) à travers l’histoire de l’Islam.