En France, le nombre de jeunes musulmanes qui choisissent de porter le voile semble progresser, dans un phénomène qui ne s’explique pas uniquement par la transmission des traditions familiales. Pour le sociologue et écrivain Tarık Yıldız, le voile représente pour une partie de cette génération un moyen d’affirmer son identité religieuse, sa fierté d’appartenir à l’islam, mais aussi de rechercher un sentiment de sécurité dans l’espace public.
La ministre suédoise des Affaires étrangères a récemment annoncé l’abandon officiel du terme « islamophobie » par son gouvernement, cédant ainsi aux pressions et aux discours de l’extrême droite. Cette décision sémantique controversée intervient paradoxalement à un moment où de multiples rapports de recherche dénoncent une flambée sans précédent de la haine et des discriminations structurelles contre la communauté musulmane, non seulement en Suède, mais à travers tout le continent européen.