31 janvier 2026 - 12:09
Des militants pro-palestiniens en Australie demandent l’arrestation ou le refus d’entrée du président israélien

Des activistes et collectifs pro-palestiniens en Australie ont appelé les autorités du pays à arrêter le président israélien, ou à lui refuser l’entrée sur le territoire australien, estimant que les responsables du régime de Tel-Aviv doivent répondre des crimes commis contre le peuple palestinien, en particulier dans la bande de Gaza.

Agence de presse AhlulBayt (ABNA) : Selon des déclarations relayées par des médias et des publications de militants sur les réseaux sociaux, ces groupes demandent au gouvernement fédéral, au ministère de l’Intérieur et aux services de l’immigration de ne délivrer aucun visa, et d’activer les mécanismes juridiques disponibles si une visite officielle ou privée devait être envisagée. Ils affirment que l’Australie, en tant qu’État partie à plusieurs instruments internationaux relatifs aux droits humains, ne devrait pas offrir d’« accueil politique » à des responsables qu’ils accusent d’être liés à des politiques ayant causé des pertes civiles massives et une destruction à grande échelle.

Les militants invoquent notamment le principe selon lequel les crimes de guerre et crimes contre l’humanité ne doivent pas rester impunis, et soutiennent que l’augmentation des appels internationaux à la reddition de comptes renforce la responsabilité des États tiers. Dans leurs messages, ils réclament que Canberra aligne sa politique sur les normes du droit international, en soulignant que la protection des civils et l’interdiction des attaques indiscriminées constituent des obligations fondamentales.

Des juristes et observateurs cités dans le débat public rappellent que l’Australie dispose d’un cadre législatif permettant de poursuivre certains crimes internationaux, et que plusieurs pays ont déjà été confrontés à des demandes similaires de la part d’organisations de la société civile visant des responsables étrangers accusés de violations graves. Dans le même temps, ils soulignent que les questions d’immunité, de compétence et de preuves rendent ce type de démarche complexe, et que la décision finale dépend souvent d’arbitrages politiques autant que juridiques.

Les activistes pro-palestiniens en Australie affirment que leur mobilisation répond à ce qu’ils décrivent comme une crise humanitaire prolongée à Gaza et à la multiplication de rapports évoquant des violations graves. Ils demandent également un durcissement des positions officielles de Canberra, y compris le soutien effectif aux mécanismes d’enquête internationaux et la suspension de toute coopération pouvant contribuer, directement ou indirectement, à la poursuite des violences.

Parallèlement, plusieurs organisations et collectifs ont appelé l’opinion publique australienne à maintenir la pression à travers des manifestations, des campagnes d’information et des démarches auprès des parlementaires, en mettant l’accent sur la nécessité de protéger les droits du peuple palestinien et de faire respecter le droit international humanitaire.

De son côté, le régime israélien rejette régulièrement les accusations de crimes de guerre et affirme agir dans le cadre de sa doctrine de sécurité. Cependant, les militants estiment que l’ampleur des destructions, le nombre élevé de victimes civiles et l’impact sur les infrastructures vitales exigent des mesures concrètes de responsabilisation, et non de simples déclarations politiques.

Dans le contexte australien, ce dossier intervient alors que la question de la Palestine suscite une forte mobilisation au sein de la société civile, et que la politique étrangère du pays fait l’objet de débats, notamment sur l’équilibre entre alliances traditionnelles et respect des normes internationales. Les activistes avertissent que l’impunité alimente la répétition des crimes et affaiblit l’ordre juridique international.

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