Les versets 46 et 47 de la sourate Maryam offrent un exemple remarquable de l’éthique des prophètes dans l’appel à la foi : face à la menace de lapidation proférée par son oncle, le prophète Abraham (PSL) ne répond ni par la confrontation ni par la polémique, mais par la paix, la bienveillance et la promesse de demander pardon à Dieu, illustrant ainsi la primauté de la miséricorde et de la guidance sur la violence et le fanatisme.
Bien que le peuple de Loth figure parmi les peuples les plus rebelles de l’histoire, le prophète Abraham, après avoir appris que les anges étaient chargés de faire descendre le châtiment sur eux, engagea par compassion et dans l’espoir de leur guidance une discussion en leur faveur. Le Coran ne condamne pas cette bienveillance universelle ; au contraire, en qualifiant Abraham de « halîm » et de « awwâh », il présente cette attitude comme une manifestation de miséricorde, de patience et de préoccupation pour la guidance, caractéristiques de la conduite des prophètes.