À Bahreïn, la définition officielle du terrorisme est au centre d’une controverse politique. Dans une analyse publiée par le média Mirat al-Bahreïn, l’élargissement de cette notion est dénoncé comme un moyen de poursuivre des opposants politiques, des militants, des religieux et, plus largement, la communauté chiite. Le texte souligne notamment que des personnalités comme l’ayatollah cheikh Issa Qassem et le cheikh Ali Salman ont défendu des revendications pacifiques, tout en étant confrontées à des accusations et à des poursuites judiciaires.
Les tribunaux du régime d’Al Khalifa à Bahreïn ont condamné plusieurs citoyens chiites à de lourdes peines de prison, allant de quinze ans de détention à la perpétuité, dans des affaires fondées, selon des sources critiques du régime, sur des accusations fabriquées. Deux citoyens ont notamment été condamnés à la prison à vie, dont l’un se trouve actuellement hors du Bahreïn, sur fond d’accusations d’espionnage au profit des Gardiens de la Révolution islamique d’Iran.