Selon un rapport de l'agence de presse internationale Ahlul Bayt (as) – Abna – « Simon Speakman Cordall », dans un rapport publié sur le site Web d'Al Jazeera English, a prédit que la confrontation entre Israël et l'Iran pourrait être longue.
Cordall explique qu'avec l'expansion de l'étendue des tensions et l'augmentation de leur intensité, la question de la durée probable de la guerre prend de l'importance. Alors que les États-Unis d'Amérique soulignent leur capacité à soutenir leur allié dans une bataille longue, les calculs d'Israël semblent plus complexes sur les plans militaire, économique et social.
Deux facteurs principaux
L'auteur dit que la capacité d'Israël à continuer la guerre dépend de deux facteurs principaux : le premier est le volume des réserves défensives et offensives du pays et le second est le niveau du soutien étranger, notamment de Washington.
Faire face à un rival de la taille de l'Iran signifie faire face à un grand volume de missiles balistiques et de drones qui mettent sous pression continue le système de défense aérienne d'Israël.
Malgré les multiples systèmes de défense antimissile dont dispose Israël, toute guerre longue entraînera sans aucun doute une diminution des réserves et l'armée israélienne pourrait être forcée de limiter l'utilisation de missiles intercepteurs et de se concentrer sur la protection des objectifs vitaux. Ce problème augmente le niveau de danger sur le front intérieur dans les territoires occupés.
De plus, la mobilisation de dizaines de milliers de réservistes crée une charge supplémentaire pour l'économie israélienne, car leur longue absence affecte les secteurs de la production et des services et double les coûts opérationnels de la guerre. La poursuite des bombardements mutuels nécessite également un état de mobilisation générale qui comprend la fermeture des écoles, l'interruption des activités commerciales et l'expansion de l'état d'urgence, ce qui a un impact direct sur la performance économique d'Israël.
Économie
Le deuxième facteur est l'économie ; Israël entre dans cette confrontation après plus de deux ans de lourdes dépenses militaires sur différents fronts. Cela a entraîné une augmentation du déficit budgétaire, une hausse du niveau de la dette et une pression sur les secteurs de l'énergie, des transports et de la santé d'Israël.
L'auteur estime que la question de la capacité à financer une guerre longue pour Israël devient plus sérieuse avec l'augmentation des coûts des munitions et du soutien logistique, surtout si la croissance économique ralentit ou si les investissements diminuent en raison de l'incertitude.
Sur le plan intérieur, le soutien public à la guerre dans les territoires occupés est encore élevé et est influencé par la ligne de conduite sécuritaire qui considère l'Iran comme une menace existentielle. Cependant, ce soutien pourrait diminuer si la guerre s'éternise, si les pertes humaines et matérielles augmentent ou si la bataille se transforme en un usure sans fin sans perspective politique claire.
Votre commentaire