Agence de presse internationale AhlulBayt (ABNA) : Dans une déclaration marquante lors de son point de presse hebdomadaire tenu mardi dans la capitale, Téhéran, Esmaeil Baqaei, porte-parole officiel du ministère des Affaires étrangères de la République Islamique, a réitéré avec force l’engagement indéfectible du Guide suprême de la Révolution Islamique, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, concernant l’interdiction des armes nucléaires. Baqaei a précisé : « Il a déclaré dès le tout début sa sentence religieuse stipulant que le développement d’armes nucléaires est strictement prohibé, et il a adhéré avec une constance inébranlable à cette position jusqu’à l’instant même de son martyre. » Cette précision intervient dans un contexte de tension extrême, alors que les États-Unis et le régime sioniste poursuivent leur campagne d’agression barbare contre la nation iranienne. Cette offensive, qui a débuté samedi, a malheureusement culminé avec le martyre de l’Ayatollah Khamenei, survenu suite à une frappe ciblée sur son bureau en plein cœur de Téhéran.
Le Sacrifice Ultime du Guide : Un Acte pour la République Islamique
Le porte-parole a poursuivi en qualifiant le martyre de l’Ayatollah Khamenei non pas d’acte de faiblesse, mais d’une profonde leçon stratégique et morale. Baqaei a souligné que, dans la plupart des doctrines militaires et politiques, les leaders sont généralement ceux qui sont les derniers à se rendre, à être capturés ou à périr. Pourtant, l’Ayatollah Khamenei a inversé ce schéma en étant le premier à offrir sa vie en sacrifice. « Ce fut une décision délibérée et réfléchie », a expliqué Baqaei, ajoutant : « Il est resté à son poste de travail, au centre névralgique de Téhéran, à un moment où les avertissements d’une attaque imminente se multipliaient de toutes parts… Il s’est immolé pour l’amour de l’Iran. Son martyre représente le plus puissant des appels à l’unité nationale et à la préservation de l’intégrité de notre nation face à l’adversité. » Ce sacrifice symbolise la primauté de la survie de la République Islamique et de ses idéaux sur la vie individuelle, même celle du plus haut dirigeant.
Une Guerre Imposée, Non Choisie par la Nation Iranienne
En outre, le diplomate iranien a fermement rejeté toute idée que l’Iran soit à l’origine du conflit actuel. Il a déclaré que la guerre en cours n’était nullement un choix iranien, mais qu’elle avait été « imposée » au pays par un régime dont la cruauté et la brutalité ont été maintes fois démontrées à la face du monde. Baqaei a rappelé l’historique non-agressif de l’Iran, soulignant que le pays avait toujours cherché à privilégier la voie diplomatique, notamment à travers les négociations sur son programme nucléaire, et ce, en dépit du fait que le régime sioniste et les États-Unis aient déclenché une guerre d’agression dès le mois de juin de l’année précédente.
M. Baqaei a également vivement critiqué et rejeté les allégations formulées par l’envoyé spécial américain, Steve Witkoff. Ce dernier avait prétendu que la dernière série de négociations avait inclus des demandes américaines exigeant la fin des programmes balistiques et nucléaires de l’Iran, ainsi que la cessation de son soutien aux alliés régionaux. Le porte-parole iranien a catégoriquement affirmé qu’« aucun de ces points n’a été discuté » lors des pourparlers. Il a par ailleurs attiré l’attention sur les déclarations contradictoires émanant des responsables américains, notant le contraste frappant entre les avertissements du président Donald Trump concernant des menaces imminentes émanant de l’Iran envers les États-Unis, et les évaluations plus mesurées du Pentagone qui ne corroboraient pas une telle menace directe et immédiate.
Le Génocide en Cours : Une Tentative d’Effacement National
Évoquant les attaques menées par les forces israélo-américaines contre des établissements scolaires en Iran, Baqaei a qualifié ces actes de « génocide », réaffirmant avec force la détermination du pays à poursuivre sa résistance. « Ce qui se déroule actuellement en Iran relève du génocide — une tentative délibérée et systématique visant à effacer une lignée ethnique et culturelle entière : le ciblage des jeunes filles iraniennes, des élites intellectuelles du pays, et de tout ce qui constitue le fondement même de notre nation. Il ne s’agit rien de moins qu’une entreprise visant à remodeler les aspirations et les rêves d’un peuple tout entier », a-t-il déclaré. « Mais ce rêve ne sera pas brisé. Ils nous ont délibérément privés de toute autre option que la résistance. »
L’Escalade Régionale : Fruit de l’Inaction Internationale
Enfin, Baqaei a attribué l’escalade actuelle de la guerre en Iran et dans la région élargie à la passivité et à l’inaction de la communauté internationale. Il a déploré le manque de réponse face aux crimes commis au cours des deux dernières années, dans le contexte particulièrement grave du conflit génocidaire à Gaza. « Le monde a assisté impuissant à un génocide, mais n’a pris aucune mesure concrète. Il a été témoin d’agressions et de crimes odieux contre les pays voisins, et pourtant, aucune action significative n’a été entreprise », a-t-il regretté. Il a rappelé que l’Iran avait, à maintes reprises, émis des avertissements clairs, prédisant que l’ensemble des pays seraient inévitablement affectés si ce comportement anarchique et lawless n’était pas rapidement stoppé.
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