Agence de presse AhlulBayt (ABNA) : Dans un discours retransmis depuis Beyrouth par la chaîne al-Manar, Mahmoud Qamati a estimé que les événements survenus dans la région de la Bekaa représentent un tournant par leur intensité et leur gravité. Sans entrer, dans les extraits diffusés, dans tous les détails opérationnels, il a présenté l’épisode comme une escalade majeure et a accusé les forces d’occupation de poursuivre une politique d’attaques répétées contre le territoire libanais.
Le responsable de Hezbollah a qualifié l’incident de « massacre », terme qu’il a employé pour souligner, selon ses propos, l’ampleur des dommages et des pertes, et pour dénoncer ce qu’il considère comme une atteinte directe à la sécurité des civils et à la souveraineté du pays. Il a affirmé que l’agression « dépasse tous les niveaux précédents », suggérant que les règles d’engagement et les seuils observés jusque-là auraient été franchis.
Qamati a également appelé à une lecture globale du contexte, estimant que ce type d’escalade s’inscrit dans une stratégie visant à accroître la pression sur le Liban, à élargir les tensions et à imposer de nouveaux faits sur le terrain. Il a soutenu que l’attaque dans la Bekaa ne peut être isolée des développements régionaux, notamment de la guerre à Gaza et des tensions persistantes en Asie de l’Ouest.
Selon les éléments rapportés, le responsable a insisté sur la nécessité de renforcer la vigilance nationale et de maintenir une posture de préparation, tout en affirmant que les agressions ne resteraient pas sans réponse. Il a présenté la « résistance » comme un facteur de dissuasion face aux violations, réaffirmant que, dans la logique de son mouvement, la stabilité ne peut être obtenue par la menace et la force.
Sur le plan politique, Qamati a critiqué l’inaction de certaines instances internationales et la faiblesse des mécanismes de protection des civils, appelant à une position plus ferme contre les attaques et à la condamnation des violations de la souveraineté libanaise. Il a laissé entendre que l’absence de mesures concrètes encourage la poursuite des agressions et alimente une spirale d’escalade.
La Bekaa, située à l’est du Liban, est régulièrement citée dans les analyses sécuritaires en raison de sa position géographique et de sa profondeur stratégique. Des observateurs notent que tout incident majeur dans cette région est perçu comme particulièrement sensible, car il peut influencer les équilibres internes libanais et accroître les risques d’extension de la confrontation.
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