22 février 2026 - 14:15
Araqchi à Grossi : l’Iran privilégie la diplomatie pour protéger ses droits nucléaires légitimes

Le chef de la diplomatie iranienne a souligné, lors d’un échange avec le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, que Téhéran mise sur la voie diplomatique afin de préserver ses droits nucléaires légitimes, dans un climat de tensions régionales renouvelées.

Agence de presse AhlulBayt (ABNA) : Le ministre iranien des Affaires étrangères, Seyed Abbas Araqchi, s’est entretenu samedi soir par téléphone avec le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi. Au cours de cet appel, le ministre a réaffirmé la détermination de la République islamique à recourir à la diplomatie pour sauvegarder ses droits dans le domaine nucléaire, tout en soulignant que ces droits doivent être reconnus et respectés dans le cadre des normes internationales.

Selon des éléments rapportés, Araqchi a mis l’accent sur le fait que l’approche de Téhéran repose sur un principe constant : la recherche d’une solution par des moyens politiques, à condition que les échanges se déroulent sur la base du respect mutuel, de la non-politisation du dossier technique et de la prise en compte des droits de l’Iran en tant qu’État partie au Traité sur la non-prolifération (TNP). Dans cette perspective, il a estimé que la diplomatie demeure la voie la plus efficace pour réduire les tensions et éviter l’escalade.

L’appel intervient alors que le dossier nucléaire iranien reste l’un des sujets les plus sensibles de la scène internationale, sur fond de sanctions, de divergences concernant les mécanismes de vérification et de débats sur la relance d’arrangements diplomatiques. Ces derniers jours, des informations ont également fait état de contacts indirects entre l’Iran et les États-Unis, ce qui a renforcé l’attention portée au rôle de l’AIEA et à la nécessité d’un climat propice à la négociation.

D’après les informations disponibles, le ministre iranien a insisté sur le caractère « légitime » des droits nucléaires de la nation iranienne, indiquant que la protection de ces droits ne peut être dissociée de la question des engagements réciproques et de la levée des pressions. Il a souligné que toute trajectoire de désescalade exige une approche réaliste, fondée sur des mesures concrètes et vérifiables, plutôt que sur des exigences unilatérales ou des menaces.

Pour sa part, Rafael Grossi suit régulièrement l’évolution du dossier iranien à travers les canaux techniques de l’AIEA. Des observateurs notent que les échanges entre l’AIEA et Téhéran sont souvent présentés comme un élément clé pour prévenir les malentendus, préserver la transparence et limiter la politisation. Dans le même temps, l’Iran critique à plusieurs reprises ce qu’il considère comme des pressions exercées sur l’Agence, et appelle à ce que les questions techniques soient traitées hors des calculs politiques.

Dans l’environnement régional actuel, plusieurs analystes estiment que la tension sécuritaire en Asie de l’Ouest accroît la sensibilité de tous les dossiers connexes, y compris celui du nucléaire. Selon eux, toute dégradation du climat politique réduit la marge de manœuvre des initiatives diplomatiques, tandis qu’une dynamique de dialogue, même indirecte, peut faciliter des arrangements graduels visant à stabiliser la situation.

Les autorités iraniennes réaffirment régulièrement que la République islamique ne recherche pas l’affrontement, mais qu’elle défendra fermement ses intérêts et sa souveraineté. Dans ce cadre, la référence d’Araqchi à la diplomatie est interprétée comme un message double : d’un côté, maintenir la porte ouverte aux solutions négociées ; de l’autre, souligner que la sauvegarde des droits de l’Iran constitue une ligne non négociable.

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