Agence de presse AhlulBayt (ABNA) : Dans un communiqué relayé par des médias palestiniens, les Comités de Résistance populaire ont indiqué que l’ouverture « partielle » du point de passage de Rafah, côté égyptien, ne constitue pas une solution à la crise actuelle, mais une mesure insuffisante face à l’effondrement des services vitaux dans l’enclave. Le mouvement a souligné que la population de Gaza fait face à des pénuries aiguës de nourriture, d’eau potable, de médicaments, de carburant et de matériel médical, dans un contexte d’attaques continues et de déplacements massifs.
Selon la même source, le mouvement a insisté sur le fait que Rafah représente l’un des rares accès terrestres hors du contrôle direct des forces d’occupation, et qu’à ce titre, son fonctionnement effectif revêt une importance décisive pour l’entrée de l’aide humanitaire et l’évacuation des blessés graves. Les Comités ont estimé que l’autorisation de quelques convois ou la mise en place de fenêtres d’ouverture non prévisibles ne répond pas aux besoins quotidiens d’une population de plus de deux millions de personnes, dont une large part vit dans des conditions de surpeuplement et d’insécurité.
Le communiqué appelle, d’après les extraits diffusés, à une ouverture continue et à grande échelle, avec des mécanismes clairs garantissant l’acheminement régulier de denrées alimentaires, de médicaments, de carburant et de fournitures de première nécessité. Le mouvement a également mis l’accent sur l’urgence des évacuations médicales, affirmant que des milliers de patients — blessés, malades chroniques, enfants et personnes âgées — nécessitent des soins impossibles à assurer dans les hôpitaux de Gaza en raison de la destruction d’infrastructures, du manque d’équipements et des coupures d’électricité.
Des responsables humanitaires, cités par des médias, confirment que l’aide entrant par Rafah demeure très en deçà des besoins, notamment concernant le carburant, indispensable pour faire fonctionner les générateurs d’hôpitaux, les stations de pompage et les services de base. Plusieurs organisations ont aussi alerté sur la dégradation rapide de la situation sanitaire, avec des risques accrus d’épidémies, la saturation des services d’urgence et la difficulté d’accès aux soins dans de nombreuses zones.
Les Comités de Résistance populaire ont, par ailleurs, mis en garde contre la transformation de l’aide en instrument de pression politique. Ils affirment que l’assistance humanitaire doit être fournie sans conditions et de manière soutenue, conformément aux principes du droit international humanitaire, et que la protection des civils doit primer sur toute considération militaire ou politique.
La déclaration intervient alors que la catastrophe humanitaire à Gaza reste au centre d’une attention internationale croissante, avec des appels répétés à un cessez-le-feu et à la facilitation d’un accès humanitaire sûr. Des instances internationales ont rappelé la nécessité de prévenir la famine, de garantir l’approvisionnement en eau et en soins, et d’éviter toute entrave aux opérations de secours. Dans ce contexte, plusieurs observateurs estiment que l’ouverture partielle de Rafah, même si elle apporte un soulagement limité, ne peut constituer une réponse structurelle sans un dispositif d’accès permanent et un arrêt des attaques visant les zones civiles.
En conclusion, les Comités de Résistance populaire ont réitéré que l’ampleur de la crise exige des mesures immédiates et proportionnées : ouverture soutenue des passages, entrée massive d’aide, protection des convois, et priorisation des urgences médicales. Ils ont appelé les acteurs régionaux et la communauté internationale à agir rapidement, en considérant que le temps joue contre la survie des civils et la stabilité sanitaire de l’enclave.
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