17 février 2026 - 23:27
Araqchi à Genève : l’arme nucléaire « n’a aucune place dans la doctrine de sécurité nationale » de l’Iran

Lors d’interventions à la Conférence du désarmement de l’ONU à Genève (Suisse), le ministre iranien des Affaires étrangères, Seyed Abbas Araqchi, a réaffirmé que la République islamique d’Iran ne cherche ni la production ni l’acquisition d’armes nucléaires.

Agence de presse AhlulBayt (ABNA) : S’exprimant en marge des travaux de la Conférence du désarmement, Araqchi a souligné que la position de Téhéran est constante et explicitement formulée : « La République islamique d’Iran a toujours clairement indiqué qu’elle ne recherche ni la production ni l’acquisition d’armes nucléaires, des armes qui n’ont aucune place dans notre doctrine de sécurité nationale », a-t-il déclaré selon des propos rapportés.

Le chef de la diplomatie iranienne a présenté cette orientation comme relevant d’un choix doctrinal et stratégique, affirmant que l’approche de l’Iran en matière de sécurité est fondée sur la dissuasion défensive, la protection de la souveraineté nationale et la stabilité régionale, plutôt que sur des armes de destruction massive. Dans cette perspective, il a insisté sur le fait que les armes nucléaires ne constituent pas, pour l’Iran, un instrument légitime de sécurité.

Araqchi a également mis en avant la nécessité de préserver la crédibilité des régimes internationaux de non-prolifération et de désarmement, estimant que les normes multilatérales ne peuvent fonctionner durablement que si elles sont appliquées de manière équitable, sans politisation ni double standard. Des observateurs notent que ce message s’inscrit dans un débat récurrent au sein des enceintes onusiennes, où plusieurs États dénoncent la sélectivité des pressions et la priorité insuffisante accordée au désarmement effectif des puissances nucléaires.

La Conférence du désarmement, qui siège à Genève, est l’un des principaux forums multilatéraux dédiés aux questions de limitation des armements, de désarmement et de non-prolifération. Les discussions y sont souvent marquées par des divergences de fond sur les priorités : certains États mettent l’accent sur le contrôle des programmes sensibles, tandis que d’autres insistent sur l’obligation de progrès concrets vers un monde sans armes nucléaires.

Dans son intervention, Araqchi a, selon des sources diplomatiques, plaidé pour une approche fondée sur le dialogue et sur des engagements vérifiables, tout en critiquant les pressions et menaces comme méthode de gestion des différends. Il a réitéré que la diplomatie n’a de sens que dans un cadre de respect mutuel et d’égalité entre les parties, et que la sécurité collective ne peut être construite par la coercition.

Les responsables iraniens répètent régulièrement que le programme nucléaire du pays est de nature pacifique et qu’il s’inscrit dans les cadres internationaux pertinents, tout en dénonçant les sanctions unilatérales et les campagnes de pression. Dans ce contexte, la déclaration d’Araqchi à Genève vise à réaffirmer la ligne officielle de Téhéran devant un auditoire international, et à présenter la doctrine iranienne comme incompatible avec l’arme nucléaire.

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