Agence de presse AhlulBayt (ABNA) : Dans son discours, l’ayatollah Khamenei a souligné que les menaces proférées par Washington à l’encontre de la nation iranienne « ne sont pas nouvelles ». Il a rappelé que, par le passé également, des responsables américains avaient recouru à la même rhétorique, affirmant que « toutes les options étaient sur la table », y compris l’option militaire. « Ce langage de menace a déjà été utilisé auparavant », a-t-il déclaré, en invitant l’opinion publique à ne pas se laisser influencer par ce qu’il a qualifié de pressions psychologiques.
Évoquant des déclarations attribuées au président américain Donald Trump, selon lesquelles des navires auraient été déployés vers l’Asie de l’Ouest, le Guide a appelé la population à « ne pas avoir peur de ces choses ». « Le peuple iranien n’est pas affecté par ces menaces », a-t-il insisté, présentant la société iranienne comme résiliente face aux campagnes d’intimidation et aux démonstrations de force.
L’ayatollah Khamenei a réaffirmé, dans le même cadre, que la République islamique d’Iran n’est pas à l’origine des conflits et ne cherche pas à attaquer d’autres pays. « Nous ne sommes pas les initiateurs et nous ne voulons attaquer aucun pays », a-t-il dit, tout en précisant que l’Iran répondra à toute agression ou harcèlement. « La nation iranienne infligera un coup dur à quiconque l’attaque ou la provoque », a-t-il ajouté, en liant cette posture à la doctrine de défense et de dissuasion du pays.
Il a ensuite averti que toute escalade initiée par les États-Unis ne resterait pas limitée : « Les Américains doivent savoir que s’ils déclenchent une guerre, cette fois ce sera une guerre régionale. » Des observateurs estiment que cette formule vise à souligner les conséquences élargies d’un conflit en Asie de l’Ouest, région où les tensions sont déjà élevées et où les équilibres sécuritaires demeurent fragiles.
Le Guide de la Révolution islamique a également abordé les troubles survenus durant la première semaine de janvier en Iran, les qualifiant de tentative de « coup d’État » qui, selon lui, a été « déjouée ». Il a affirmé que l’objectif de ces événements était de frapper des « centres sensibles et efficaces » de l’administration du pays. Dans ce contexte, il a cité des attaques visant, d’après ses propos, les forces de police, des centres gouvernementaux, des infrastructures liées au Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), ainsi que des banques et des mosquées.
L’ayatollah Khamenei a en outre évoqué l’incendie du Saint Coran, qu’il a présenté comme un acte relevant d’un schéma de déstabilisation. « Cela ressemblait à un coup d’État », a-t-il déclaré, en attribuant ces actions à une stratégie visant à affaiblir la sécurité intérieure et à perturber le fonctionnement des institutions.
Ces déclarations interviennent alors que les échanges de menaces verbales entre Washington et Téhéran se poursuivent, sur fond de tensions régionales et de pressions politiques. Les autorités iraniennes réaffirment régulièrement que la stabilité de l’Asie de l’Ouest dépend du respect de la souveraineté des États et de l’abandon des politiques de menace.
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