ABNA: «Les responsables américains ont une vision simpliste et légère du système électoral en Iran (...) », a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi, précisant que chaque pays avait «son propre système électoral».Et de souligner: «Le peuple iranien ne supporte pas les ingérences dans ses affaires intérieures».«Le soutien des États-Unis à la démocratie est trompeur» dans la mesure où Washington a «soutenu jusqu’à la dernière minute les dictateurs de la région qui ont été renversés par le mouvement du réveil islamique», a-t-il ajouté.Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a conseillé également à la France «de ne pas s’ingérer dans les affaires des autres pays».Washington et Paris ont récemment dénoncé l’invalidation des candidatures de l’ex-président conservateur modéré Akbar Hachémi Rafsandjani et d’Esfandiar Rahim Mashaïe, un proche du président sortant Mahmoud Ahmadinejad, par le Conseil des gardiens de la Constitution.Le secrétaire d’État américain John Kerry a évoqué un «manque de transparence» de la procédure qui n’a validé que huit des centaines de candidatures déposées pour le scrutin du 14 juin.Le porte-parole de la diplomatie française, Philippe Lalliot, a quant à lui estimé que «les exclusions illustraient l’ampleur du verrouillage du système iranien». Fin/229
26 mai 2013 - 19:30
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Téhéran a dénoncé les «ingérences» des États-Unis et de la France, qui ont critiqué «le manque de transparence dans l’élection présidentielle en Iran» après l’invalidation de deux des principaux candidats, ont rapporté dimanche les médias iraniens.