Agence de presse internationale AhlulBayt (ABNA) : Le journaliste britannique Andrew Neil a réagi à ces développements sur le réseau social X en soulignant, sur un ton ironique, la coïncidence entre les deux événements. « Fermer les aéroports comme l’une des sanctions d’Israël contre l’Angleterre », a-t-il écrit, sans préciser s’il s’agissait d’une affirmation sérieuse ou d’une remarque sarcastique. Il a toutefois évoqué par la suite une série de mesures qui pourraient être considérées comme des représailles contre Londres.
Andrew Neil a également estimé que la décision britannique d’interdire le commerce avec les colonies sionistes revêtait davantage une portée symbolique qu’un véritable poids économique. Selon lui, le volume des échanges concernés reste très limité et porte principalement sur des produits tels que les dattes, les avocats, certains fruits et légumes ainsi qu’une quantité limitée de vin.
Le journaliste a ajouté que l’impact direct de cette interdiction sur les échanges resterait limité, notamment une fois que le gouvernement britannique aura défini les mécanismes permettant de distinguer les produits fabriqués dans les colonies de ceux produits dans les territoires contrôlés par le régime sioniste.
Selon lui, cette décision ne constitue pas, à elle seule, un changement fondamental dans les relations commerciales entre la Grande-Bretagne et le régime sioniste. Des diplomates britanniques auraient d’ailleurs rassuré d’autres pays en affirmant qu’il ne s’agissait pas d’une sanction générale contre le régime sioniste.
Andrew Neil a souligné que le gouvernement du régime sioniste était fortement mécontent de la décision de Londres, tout en estimant que cette question ne semblait pas être devenue un sujet central des débats politiques à Tel-Aviv.
Du côté des militants pro-palestiniens, le journaliste a également décrit la mesure britannique comme limitée et tardive. Il a par ailleurs relevé que Donald Trump n’avait, jusqu’à présent, pas réagi de manière significative à la décision du gouvernement d’Andy Burnham.
Andrew Neil estime en outre que l’initiative du gouvernement de Burnham et du ministre britannique des Affaires étrangères, Ed Miliband, est en partie liée aux considérations politiques et intérieures du Parti travailliste et pourrait davantage relever de l’affichage politique que d’un changement profond de la politique britannique.
Il a même estimé que Londres aurait mieux fait d’attendre la tenue des élections générales prévues à la fin du mois prochain afin de déterminer si un éventuel changement de gouvernement à Tel-Aviv pourrait avoir une incidence sur les politiques de colonisation.
Parmi les mesures présentées comme de possibles représailles contre Londres figurent notamment la fermeture du consulat britannique à Jérusalem, l’exclusion de représentants britanniques du centre international de soutien à Gaza à Kiryat Gat, la suspension des activités britanniques de formation des forces de l’Autorité palestinienne en Cisjordanie, ainsi que l’interdiction d’entrée dans les territoires occupés à 12 députés britanniques et à plusieurs militants opposés au régime sioniste.
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