Agence de presse internationale AhlulBayt (ABNA) : L’attaque s’est produite mardi soir, alors que des dizaines de personnes étaient réunies dans une habitation pour une cérémonie de mariage. Les images du site montrent un trou dans le toit ainsi que d’importants dégâts dans la cour et à l’intérieur du bâtiment. Des débris liés à la cérémonie sont également visibles parmi les gravats.
Quatre experts ont examiné les images et les vidéos disponibles. Trois d’entre eux ont estimé probable que les dégâts aient été provoqués par une munition américaine, écartant l’hypothèse selon laquelle ils auraient été causés par des fragments provenant d’une frappe contre une autre cible située à proximité.
Trevor Ball, ancien technicien américain spécialisé dans la neutralisation des explosifs, a indiqué que les dégâts étaient compatibles avec une munition ayant explosé au moment de son impact sur le toit ou immédiatement au-dessus de celui-ci.
De son côté, le général britannique à la retraite Gareth Collett a estimé que les éléments disponibles pointaient vers une bombe américaine de 500 livres larguée depuis les airs.
Reuters rapporte également que certains fragments présentés par la suite dans les médias iraniens ont été identifiés par l’un des experts comme pouvant correspondre à des composants d’un Joint Standoff Weapon (JSOW), une bombe planante couramment utilisée par les forces américaines.
L’analyse des experts a par ailleurs jugé peu probable que le bâtiment ait été touché par un missile de défense aérienne iranien ayant dévié de sa trajectoire.
Deux responsables américains ont confirmé que les forces américaines avaient mené, le 1er septembre, des frappes dans la zone de Kuhestak contre une tour de télécommunications située à environ 135 mètres du lieu où se déroulait la cérémonie de mariage. Selon des médias iraniens, cette tour fournissait des services civils de téléphonie, d’Internet et de communication aux habitants de la région. Elle a été détruite lors de l’attaque.
Mercredi, le CENTCOM avait affirmé, comme à son habitude, que ses frappes ne visaient pas les civils, mais des installations qui, selon Washington, étaient sous le contrôle des forces armées iraniennes.
Jeudi, le vice-président américain JD Vance a déclaré que l’attaque faisait l’objet d’une enquête, laissant ouverte la possibilité qu’elle ait été commise « par erreur ».
Cette attaque relance les interrogations sur le coût humain élevé de la guerre menée par les États-Unis contre l’Iran. Le 28 février, premier jour de la guerre d’agression conjointe des États-Unis et du régime sioniste contre l’Iran, une frappe avait touché une école primaire de filles à Minab, dans le sud du pays, faisant 168 morts parmi les élèves et les enseignants.
Des éléments issus d’enquêtes menées par la suite ont indiqué qu’un missile Tomahawk américain aurait été utilisé lors de cette attaque.
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