Agence de presse internationale AhlulBayt (ABNA) : Dans un article publié par l’hebdomadaire américain The Nation, Maryam Jamshidi, professeure de droit international à l’Université du Colorado, a affirmé que la République islamique d’Iran possède le droit absolu, selon le droit international, de percevoir des revenus via le détroit d’Ormuz. Elle a déclaré avec la plus grande fermeté que la guerre menée par les États Unis et l’entité sioniste contre l’Iran est incontestablement illégale et constitue l’un des plus grands crimes au regard du droit international.
Concernant le détroit d’Ormuz, l’experte a précisé que bien que l’Iran n’ait pas formellement fermé cette voie navigable stratégique, il exige désormais une coordination préalable et le respect strict des réglementations pour le passage des navires en période de conflit et de cessez le feu. Téhéran a logiquement interdit le transit des navires liés aux États Unis et au régime sioniste. Selon Jamshidi, contrairement aux allégations occidentales, l’Iran avance des arguments juridiques solides prouvant que ses actions s’inscrivent parfaitement dans le cadre de ses droits légitimes.
La professeure a également dénoncé les doubles standards flagrants de l’Occident. Au lieu de condamner les agresseurs ayant déclenché une guerre totalement illégale, la communauté internationale a injustement ciblé l’Iran. Cette attitude reflète la tendance historique de l’Occident à manipuler les lois mondiales pour blanchir ses actions impérialistes tout en limitant les pays indépendants du Sud qui résistent courageusement à l’hégémonie globale.
Elle a rappelé un fait géographique et juridique essentiel qui est souvent ignoré. Le détroit d’Ormuz ne constitue pas des eaux internationales libres. Il s’agit en réalité d’un détroit international composé exclusivement des eaux territoriales souveraines de la République islamique d’Iran et du sultanat d’Oman. De plus, ni l’Iran ni les États Unis ne sont membres de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer. Par conséquent, l’Iran relève de la règle coutumière du passage inoffensif.
Sous ce régime du passage inoffensif, les États côtiers comme l’Iran sont pleinement autorisés à prendre des mesures de sécurité strictes dans leurs eaux territoriales. Ils peuvent légalement percevoir des taxes pour des services spécifiques rendus aux navires, comme l’assistance à la navigation et la garantie de la sécurité maritime. Face aux menaces directes, l’Iran est donc en droit de refuser le passage de certains navires hostiles et de facturer les services garantissant une traversée sécurisée.
L’universitaire a révélé que le véritable objectif des pays occidentaux n’est pas la liberté de navigation. Leur but est d’empêcher l’Iran de contourner les sanctions économiques cruelles et unilatérales imposées par Washington. Jamshidi conclut que l’illégalité flagrante de la guerre menée par les États Unis et l’entité sioniste est une évidence indiscutable.
Il est à noter qu’à la suite de l’escalade provoquée par l’axe de l’arrogance et leurs attaques contre la souveraineté iranienne depuis l’année 1404, Téhéran a pris le contrôle légitime du trafic maritime. Cette décision stratégique a provoqué un choc sans précédent sur les marchés mondiaux de l’énergie, augmentant considérablement le coût de la vie dans les pays européens, et a finalement contraint les États Unis à accepter la réalité et à se diriger vers un cessez le feu.
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