26 février 2026 - 18:04
Trump relance une polémique en appelant à l’expulsion de représentantes musulmanes du Congrès

Donald Trump a suscité une nouvelle vague d’indignation aux États-Unis après des déclarations dans lesquelles il appelle à la déportation de représentantes musulmanes, une sortie dénoncée par des élus et des organisations de défense des droits civiques comme discriminatoire et attentatoire aux principes constitutionnels.

Agence de presse AhlulBayt (ABNA) : Selon des propos rapportés par plusieurs médias américains, l’ancien président des États-Unis a visé des élues du Congrès identifiées publiquement comme musulmanes, en laissant entendre qu’elles devraient être expulsées du pays. Cette prise de position a immédiatement relancé le débat sur l’islamophobie dans le discours politique, ainsi que sur la normalisation d’une rhétorique visant des minorités au moyen d’appels à l’exclusion ou à la mise à l’écart.

Des responsables politiques, notamment dans les rangs démocrates, ont condamné ces déclarations, estimant qu’elles s’inscrivent dans une logique de stigmatisation des musulmans et de délégitimation d’élus exerçant un mandat démocratique. Plusieurs élus ont rappelé que les membres du Congrès sont soumis au suffrage et que les désaccords politiques doivent être tranchés par le débat public et les urnes, non par des appels à la déportation.

Des juristes cités dans des commentaires médiatiques ont souligné que la question de l’expulsion d’élus américains se heurte à des obstacles constitutionnels et juridiques majeurs, en particulier lorsque les personnes visées sont citoyennes américaines. Ils rappellent que la citoyenneté et la liberté d’expression sont protégées, et que le fait de cibler une catégorie de responsables en raison de leur religion ou de leur origine présumée soulève des préoccupations graves en matière de discrimination.

Des organisations de défense des droits civiques ont, de leur côté, averti que ce type de déclarations contribue à un climat de haine et peut alimenter des actes hostiles contre des communautés religieuses. Elles estiment que la déshumanisation ou la mise en accusation collective fragilise la cohésion sociale et accroît les risques de violence politique, en particulier dans un contexte de polarisation intense.

La polémique intervient alors que la scène politique américaine reste traversée par des controverses récurrentes autour de l’immigration, de l’identité nationale et de la place des minorités religieuses. Des observateurs notent que l’emploi d’un vocabulaire d’“expulsion” à l’encontre d’élus vise aussi à mobiliser une base électorale par une rhétorique de confrontation, en transformant des opposants politiques en “ennemis intérieurs”.

Dans les cercles médiatiques, plusieurs commentateurs ont également rappelé que Donald Trump a déjà été au centre de controverses liées à des propos jugés hostiles aux musulmans, notamment au cours de ses campagnes et de son mandat, et que ces épisodes ont marqué durablement le débat sur les limites du discours politique et la responsabilité des figures publiques.

A ce stade, les réactions officielles de diverses institutions, ainsi que les suites politiques de cette déclaration, continuent d’alimenter les discussions à Washington. Plusieurs élus appellent à une condamnation claire de tout discours visant à exclure des citoyens en raison de leur foi, tandis que des analystes estiment que l’affaire aura un écho durable dans la campagne politique et dans le débat sur les libertés publiques.

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