Agence de presse AhlulBayt (ABNA) : Selon des médias locaux et internationaux, des milliers de personnes se sont réunies ces derniers jours, notamment à Tel-Aviv et à Al-Qods-Ouest, pour dénoncer la gestion de la guerre à Gaza par le gouvernement de Netanyahou. Les protestataires estiment que les objectifs annoncés n’ont pas été atteints, tandis que le conflit se prolonge avec de lourdes conséquences humaines, des tensions diplomatiques croissantes et une crise interne persistante.
D’après les images diffusées, des pancartes et slogans visaient directement le chef du gouvernement, l’accusant de privilégier des calculs politiques personnels au détriment de la sécurité et d’une sortie de crise. Plusieurs rassemblements ont été marqués par la présence de familles de captifs retenus à Gaza, qui reprochent à l’exécutif l’absence d’accord efficace pour leur retour. Des comités de proches ont répété que la priorité devait être la conclusion d’un arrangement permettant la libération des détenus, plutôt que la poursuite indéfinie des opérations.
Dans ces manifestations, des critiques ont également porté sur la détérioration de la situation internationale des autorités, face à la multiplication des appels au cessez-le-feu et à la montée des procédures et débats dans les instances juridiques et politiques mondiales. Des commentateurs estiment que la rue exprime une inquiétude sur l’isolement croissant, l’impact économique de la guerre et le coût sécuritaire d’une escalade prolongée sur plusieurs fronts.
Les opposants à Netanyahou affirment que l’exécutif a échoué à définir une stratégie de sortie crédible, et qu’il est pris entre des pressions internes contradictoires : d’un côté, des forces partisanes d’une ligne dure ; de l’autre, une partie de l’opinion demandant un accord, la réduction des risques et la fin de l’impasse. Des tensions au sein de la coalition et des désaccords entre responsables sécuritaires et politiques sont régulièrement évoqués dans la presse, alimentant l’idée d’une crise de leadership.
La police a encadré plusieurs rassemblements, et des médias ont fait état de heurts isolés et d’interpellations dans certains secteurs. Les organisateurs ont, pour leur part, appelé à maintenir la mobilisation, en annonçant de nouveaux rassemblements et en exhortant les partis d’opposition à transformer la colère populaire en pression politique durable.
Sur le plan du narratif officiel, le gouvernement continue de présenter la guerre comme nécessaire à la sécurité et affirme poursuivre ses objectifs. Mais des analystes considèrent que la prolongation des opérations, la persistance des tirs et attaques dans la région, ainsi que l’absence de solution politique, renforcent les critiques sur l’efficacité réelle de la stratégie actuelle. Pour une partie des manifestants, l’échec ne se mesure pas uniquement au champ militaire, mais aussi à l’incapacité à rétablir la confiance interne et à éviter l’élargissement des tensions.
La guerre à Gaza, déclenchée après l’opération du 7 octobre 2023, a provoqué une catastrophe humanitaire majeure dans l’enclave et une polarisation internationale. Des organisations de défense des droits humains ont accusé les forces d’occupation de commettre des violations graves, tandis que les autorités rejettent ces accusations. Dans ce climat, les manifestations contre Netanyahou reflètent aussi, selon plusieurs observateurs, une lutte interne sur la responsabilité politique, la direction stratégique et l’avenir du pouvoir.
Alors que les négociations indirectes autour d’échanges de prisonniers et de trêves temporaires connaissent des cycles d’avancée et de blocage, les protestataires affirment que la poursuite de la guerre sans horizon clair accroît les risques et retarde une solution. Les appels à des élections anticipées et à une commission d’enquête sur la conduite de la crise reviennent régulièrement dans les slogans et déclarations publiques.
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