6 février 2026 - 14:35
Un membre du Conseil égyptien des affaires étrangères à ABNA : la capacité balistique de l’Iran rend Trump plus prudent face à une attaque

Alors que Téhéran et Washington s’apprêtent à reprendre des discussions à Mascate, un responsable égyptien estime que la puissance balistique iranienne constitue un facteur dissuasif majeur, poussant les États-Unis à la retenue. Il voit dans les négociations une tentative de contenir l’escalade, malgré une profonde méfiance née après le retrait américain de l’accord nucléaire.

Agence de presse AhlulBayt (ABNA) : À la suite de la publication de rapports faisant état de négociations entre l’Iran et les États-Unis, Seyed Abbas Araghchi a confirmé la tenue de ces échanges à Mascate. Dans le même temps, les menaces militaires de Donald Trump contre l’Iran se poursuivent ; des menaces qui, parallèlement à l’insistance de l’Iran sur sa préparation défensive, s’accompagnent de l’expression par Téhéran d’une volonté d’emprunter la voie diplomatique.

Hicham al-Halabi, conseiller à la Haute Académie égyptienne des études stratégiques militaires, a jugé ces négociations positives en tant que mesure visant à prévenir une guerre. Il a souligné que les deux parties se sont engagées dans ce processus dans l’objectif d’éviter une escalade des tensions. Toutefois, se référant à des expériences antérieures, il a estimé que la question d’un respect intégral par les États-Unis d’éventuels accords reste, pour l’Iran, un sujet sensible qui exige prudence.

Selon al-Halabi, les divergences profondes et la méfiance apparues après le retrait des États-Unis de l’accord sur le nucléaire constitueront un obstacle à l’obtention de résultats fondamentaux lors des négociations. Néanmoins, la poursuite des discussions pourrait contribuer à réduire la tension, même si le renforcement de cette dynamique nécessitera un temps considérable.

Le rôle d’Israël et les inquiétudes régionales face à l’extension d’un conflit

L’analyste en questions stratégiques, évoquant la position d’Israël, a affirmé que Tel-Aviv ne souhaite pas un accord entre l’Iran et les États-Unis et préfère une intensification de la pression militaire contre l’Iran. Il a toutefois jugé peu probable une action militaire israélienne avant ou pendant les négociations, estimant que les États-Unis cherchent à empêcher une escalade à ce stade.

Al-Halabi a également averti que les menaces réciproques entre l’Iran et les États-Unis doivent être prises au sérieux, les différends entre les deux pays revêtant un caractère stratégique. Il a souligné que toute guerre entre eux, outre ses pertes humaines et économiques pour les deux parties, aurait de vastes répercussions sur les pays de la région. Pour cette raison, les États de la région tentent, par des efforts de médiation, d’empêcher l’extension de la crise.

Les capacités balistiques iraniennes et les préoccupations américaines

Le responsable égyptien a attribué le report d’une action militaire américaine contre l’Iran à la volonté de Washington d’utiliser pression et menaces pour amener Téhéran à négocier, qualifiant cela d’exemple de « stratégie du bord du précipice ».

En conclusion, al-Halabi a affirmé que la capacité balistique iranienne a atteint un niveau lui permettant, en cas d’attaque, de fournir une réponse efficace — un élément qu’il considère comme l’un des principaux facteurs expliquant la prudence américaine face à une confrontation militaire avec l’Iran.

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