Agence de presse AhlulBayt (ABNA) : S’exprimant devant des responsables militaires et des membres de l’Armée, le général Mousavi a présenté la préparation opérationnelle des Forces armées comme une exigence permanente face à un environnement sécuritaire qu’il a qualifié de sensible et instable en Asie de l’Ouest. Tout en insistant sur la vigilance et la capacité de réponse, il a souligné que la doctrine iranienne ne repose pas sur la recherche de l’affrontement, mais sur la dissuasion et la défense de la souveraineté nationale.
« Malgré une préparation complète, nous n’avons aucun intérêt réel à déclencher une guerre régionale », a-t-il affirmé, selon des propos relayés par des médias iraniens. Le chef d’état-major a ajouté que la stabilité régionale dépend avant tout du respect du droit international, de la fin des menaces et de l’abandon d’une logique de pression. Il a toutefois averti que toute agression, provocation ou tentative de harcèlement contre le territoire iranien ou ses intérêts vitaux se heurterait à une réponse ferme, en ligne avec les responsabilités constitutionnelles des Forces armées.
La cérémonie organisée pour la Journée de la Force aérienne a été l’occasion, selon les sources présentes, de rendre hommage au rôle de cette composante dans la défense du pays et dans le renforcement des capacités nationales, notamment dans les domaines de l’aviation, de la défense aérienne, de la surveillance et du soutien opérationnel. Des responsables ont rappelé que cette journée est associée, dans la mémoire nationale, à l’engagement historique de membres de la Force aérienne aux côtés de l’Imam Khomeini (que son âme repose en paix) à la veille de la victoire de la Révolution islamique.
Dans son allocution, le général Mousavi a également mis en avant l’importance de l’autosuffisance dans les secteurs stratégiques, estimant que les sanctions et les pressions externes ont conduit l’Iran à accélérer le développement de capacités indigènes. Il a souligné que la préparation ne se limite pas à l’équipement, mais inclut la formation, la discipline, la coordination interarmées et la capacité d’anticipation dans un contexte où les crises peuvent rapidement se propager.
Des observateurs notent que cette déclaration intervient au moment où les tensions verbales et les signaux de démonstration de force se multiplient dans la région, avec des déploiements militaires, des exercices et des avertissements croisés. Dans ce cadre, l’insistance du chef d’état-major sur l’absence d’« intérêt » à initier une guerre régionale est interprétée comme une tentative de clarifier la posture iranienne : dissuader toute aventure extérieure, tout en affirmant que Téhéran ne cherche pas l’escalade.
Selon plusieurs analystes, l’équation de sécurité en Asie de l’Ouest demeure particulièrement fragile en raison de la densité des forces étrangères, de la sensibilité des routes maritimes et énergétiques, et de la présence de multiples acteurs susceptibles d’être entraînés dans un cycle d’action-réaction. Ils estiment qu’un incident ou un calcul erroné pourrait rapidement élargir une crise initialement limitée, d’où l’importance, pour les capitales impliquées, de renforcer les canaux de communication et de privilégier des mécanismes de désescalade.
Les autorités iraniennes répètent régulièrement que la sécurité durable ne peut être obtenue par la militarisation, les menaces ou les sanctions, mais par la reconnaissance des intérêts légitimes des nations, le respect de la souveraineté et la coopération régionale. Dans ce contexte, les propos du général Mousavi mettent l’accent sur un double message : la pleine préparation face à toute éventualité, et la volonté déclarée de ne pas ouvrir un conflit, tant que l’Iran n’est pas attaqué.
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