Agence de presse AhlulBayt (ABNA) : Selon les éléments rapportés, Pékin estime que le recours à la pression, aux ultimatums et aux menaces publiques constitue un facteur direct d’instabilité. Des sources diplomatiques citées par la presse indiquent que la Chine privilégie une approche fondée sur la retenue, le respect de la souveraineté des États et la recherche de solutions politiques, notamment à travers les mécanismes multilatéraux et la diplomatie.
La formulation évoquant un « abîme imprévisible » reflète, d’après des observateurs, la crainte d’un enchaînement incontrôlé en cas d’escalade : perturbation des équilibres régionaux, hausse des risques d’incidents, élargissement du conflit à plusieurs théâtres, et menaces sur les voies énergétiques et commerciales. Pékin met régulièrement l’accent sur l’interdépendance entre sécurité régionale et stabilité économique mondiale, en particulier dans les zones où transitent des ressources stratégiques.
Dans ce contexte, la Chine aurait appelé toutes les parties à éviter les actes susceptibles d’alimenter une spirale de confrontation. Des analystes notent que le message vise autant à décourager des options militaires qu’à dénoncer une politique de « pression maximale » et de sanctions unilatérales, jugées contre-productives pour ramener les acteurs à la table des négociations et pour établir un climat de confiance.
Le dossier nucléaire iranien demeure l’un des axes majeurs des tensions. Pékin, comme d’autres capitales, affirme de longue date qu’une solution durable passe par des arrangements diplomatiques, des engagements réciproques et des garanties permettant de prévenir les ruptures brutales d’accords. La Chine insiste également sur le rôle des enceintes internationales compétentes, notamment l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), et sur la nécessité de ne pas politiser les questions techniques.
Du point de vue iranien, les autorités répètent que le programme nucléaire du pays est pacifique et qu’il s’inscrit dans le cadre des obligations internationales, tout en condamnant les sanctions et les menaces comme des violations des principes du droit international. Téhéran soutient que la sécurité nationale et l’intégrité territoriale sont non négociables, et appelle à une approche basée sur le respect mutuel et la levée des mesures coercitives.
La position chinoise est également interprétée comme un appel à la désescalade au moment où de multiples dossiers sensibles se croisent en Asie de l’Ouest : sécurité maritime, attaques et contre-attaques entre acteurs étatiques et non étatiques, et polarisation croissante sur fond de rivalités géopolitiques. Pour Pékin, toute flambée de violence risquerait de provoquer des effets en chaîne, notamment sur les marchés, les investissements et la stabilité des pays riverains.
Enfin, des observateurs estiment que l’avertissement de la Chine s’inscrit dans une logique plus large : promouvoir des solutions politiques, renforcer la diplomatie régionale, et empêcher que des décisions prises hors de la région n’imposent un coût humain et sécuritaire aux peuples concernés. Dans cette optique, Pékin appelle à substituer au langage de la menace une dynamique de dialogue, afin d’éviter que la région ne bascule vers un scénario incontrôlable.
Fin/229
Votre commentaire