Un étudiant musulman, dont le frère a péri dans le massacre de Christchurch, remporte le concours national d’architecture

 Un étudiant musulman, dont le frère a péri dans le massacre de Christchurch, remporte le concours national d’architecture

Comment surmonter la perte cruelle d’un être cher, en l’occurrence un frère aîné très protecteur et admiré, et le traumatisme que son assassinat lâche et barbare, le vendredi 15 mars 2019, dans l’une des deux mosquées ensanglantées de Christchurch, a engendré ?

Agence de Nouvelles d'Ahlul Bait (ABNA) : Au terme d’une année particulièrement éprouvante, marquée par l’insoutenable tragédie qui a horrifié son pays, la Nouvelle-Zélande, et foudroyé le destin de 51 fidèles – enfants, femmes et hommes – dont celui de son grand frère Atta, 33 ans, Abdallah Ellayan n’aura trouvé d’apaisement qu’en se réfugiant dans le travail.
 
Accablé de chagrin, ce brillant étudiant musulman en architecture a fini par voir sa passion pour les arts plastiques et la géométrie renaître lentement, au fil des semaines, et la profonde douleur qui l’affectait s’atténuer doucement. Elle ne s’effacera certes jamais, pas plus que le souvenir, gravé dans son cœur, de ce frère, mari et père estimé de tous, qui troquait avec enthousiasme sa casquette de PDG de LazywormApps (une société spécialisée dans le High Tech) pour celle de gardien de but de l’équipe nationale de futsal, sans tirer aucune vanité d’avoir plusieurs cordes à son arc.
 
Abdallah (à gauche) posant à côté de son regretté frère Atta, au temps des jours heureux
Progressivement, Abdallah Ellayan a retrouvé l’inspiration qui s’était tarie sous l’effet du terrible choc émotionnel, ses esquisses abstraites prenant forme sur le papier, avant que ne se matérialise son concept de la « Foi dans le Fiordland » (« Faith in Fiordland », le plus grand parc du pays).
 
 
Absorbé par la préparation du prestigieux concours national d’architecture, il est parvenu petit à petit à se relever d’un deuil qui l’avait littéralement anéanti, mais sans toutefois imaginer que le projet, né sous ses doigts, remporterait le 1er prix, avec les félicitations d’un jury trié sur le volet.
 
Couvert d’éloges par un aréopage d’experts, parmi lesquels figurait Tim Melville, le président de l’Institut néo-zélandais des architectes, qui a complimenté « la qualité de son travail et sa profonde compréhension et empathie pour la condition humaine », le nouveau lauréat musulman du Student Design Award a été salué avec une émotion particulière par une Nouvelle-Zélande qui, comme lui et les siens, panse encore ses plaies.

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