Ukraine: le coup anti US de Pékin?

Ukraine: le coup anti US de Pékin?

Le ministère chinois des Affaires étrangères a appelé les États-Unis à fournir une assistance pour résoudre les tensions et mettre fin à la guerre en Ukraine, plutôt que de profiter de la situation.

Lors d’une conférence de presse aujourd’hui, lundi 11 avril, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Zhao Lijian, a réagi à l’établissement des sanctions américaines contre la Russie pour son opération militaire en Ukraine, condamnant l'utilisation des sanctions comme un outil pour maintenir l'hégémonie américaine et réaliser des gains illégaux.

« Le durcissement des sanctions n'aidera pas à améliorer la situation, mais cela créera de nouveaux problèmes au milieu d'une pandémie », a déclaré Zhao, soulignant que la Russie et l'Ukraine ont des récits différents des événements.

« Pékin estime que, compte tenu de ce qui s'est passé en Syrie, les conclusions sur les événements devraient être fondées sur des faits », a-t-il poursuivi en soulignant le soutien de la Chine au lancement d’une enquête transparente et équitable.

Le ministre chinois des Affaires étrangères s'est également entretenu par téléphone lundi dernier avec son homologue ukrainien, Dmitry Kouleba, et a de nouveau appelé à des pourparlers pour mettre fin au conflit en Ukraine.

Pékin affirme que l’Ukraine réclamait des pourparlers de haut niveau de la partie russe depuis le 1er mars, déclarant par la voix du ministère des Affaires étrangères, Wang Yi, que la Chine est prête à jouer un rôle constructif et impartial pour la résolution du conflit.

Au milieu des inquiétudes occidentales concernant la mobilisation des armes dans les pays des Balkans en pleine crise ukrainienne qui pourrait menacer la paix fragile dans la région, la Serbie vient de recevoir une série de systèmes anti-aériens avancés de la Chine.

Six avions de transport Y-20 de l'armée de l'air chinoise, transportant apparemment des systèmes de missiles sol-air HQ-22 pour l'armée serbe, ont atterri samedi matin à l'aéroport civil de Belgrade, ont annoncé dimanche des médias et des experts militaires.

Le vol de plusieurs avions-cargos Y-20 à la fois était une surprise. Car, contrairement à l'habitude de voler individuellement, ils ont cette fois volé en groupe. La présence d'avions Y-20 en Europe en nombre est un nouveau développement.

Quant au système de missile chinois HQ-22, la Serbie sera le premier en Europe à l’utiliser. Il est largement comparable au système de missile américain Patriot et au système de missile sol-air russe S-300 en dépit d’avoir une portée plus courte que les systèmes avancés S-300. 

Malgré la publication de photos de ces avions-cargos chinois à l'aéroport Nikola Tesla de Belgrade, le ministère serbe de la Défense ne s'est pas encore prononcé sur l'affaire. Les experts voient l'expédition d'armes vers un territoire près d'au moins

deux membres de l'OTAN à savoir, la Turquie et la Bulgarie, comme un signe de l'influence croissante de la Chine au niveau mondial.

D’ailleurs, Aleksandar Vucic, président serbe, a presque confirmé la réception du système à courte portée, qui a été convenu en 2019, déclarant : « Je présenterai le dernier honneur de l’armée serbe mardi ou mercredi. »

Le président serbe avait précédemment critiqué les pays de l'OTAN, principalement ceux voisins de la Serbie, pour ne pas autoriser certains des avions serbes à survoler leur territoire au milieu des tensions suscitées suite au lancement de l'opération russe en Ukraine.

Bien que la Serbie ait voté en faveur des résolutions de l'ONU condamnant l’opération russe en Ukraine, le pays a refusé de se joindre aux sanctions internationales contre ses alliés à Moscou ou de critiquer directement les forces russes en Ukraine.

La Serbie était en guerre avec ses voisins dans les années 1990. Le pays, qui demande officiellement son adhésion à l'Union européenne, renforce actuellement ses forces armées avec des armes et équipements chinois et russes. L'Occident craint que la Chine et la Russie n'arment la Serbie, ce qui pourrait inciter la région des Balkans à pousser à une autre guerre, en particulier contre le Kosovo.

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