Syrie : le duo Israël-Sultan cassé...

Mercredi, 29 septembre au moment où à Sotchi, le Sultan Erdogan recevait en pleine figure, le niet net du président russe à refaire un remake du scénario de 2020 à Idlib,


Agence de Nouvelles d'Ahlul Bait (ABNA) : avec en toile de fond le maintien des milliers de terroristes pro Turquie dans l’enclave, transformée depuis, en un véritable vivier de supplétifs terroristes, propre à alimenter, au gré des projets de guerre de l’axe US-OTAN, les troupes au sol de l’Empire, tantôt en Libye, tantôt au Caucase, sinon en Ukraine, ou même, le cas échéant, en Afghanistan, le point de passage frontalier syro-jordanien, Nassib-Jaber, situé sur l’autoroute stratégique M5, s’ouvrait grand sur le commerce bilatéral, à la faveur du retour de l’armée syrienne à Yarmouk, soit cette localité de Deraa, frontalière au Golan occupé, par où et pendant huit ans durant, Israël faisait infiltrer ses agents sur le flanc sud syrien. Or dans la tête du Sultan Erdogan, cette réouverture ne pouvait que sonner fatalement : en effet, le passage Nassib rouvert, cela veut dire moins une reprise des relations commerciales Syrie-Jordanie-golfe Persique, ou encore une levée effective de la loi César, décidée implicitement par une Amérique, royalement piégée par le Hezbollah et qui,  littéralement aux abois, va de concession en concession que la « liquidation » pure et net de MOK.

Ce QG-sud syrien d’Israël érigé dès 2011 en Jordanie à l’effet de barricader l’entité et surtout de lui offrir une arrière court aérienne d’où lancer ses milliers de raids et d'opérations d’infiltration aériens et terrestres contre la Syrie. Un QG qui soit dit en passant n’a jamais cessé tout au long de ces années d’opérer en synergie avec la Turquie que ce soit en termes militaires, raids aériens israéliens ayant toujours couvert des opération de HTS et autres mercenaires turcs dans le nord qu’en termes économiques, Turquie-Israël détournant ensemble et avec l’aide américaine le pétrolier syrien. C’est ce duo Ankara-Tel Aviv qu’a brisé en mille morceaux ce 29 septembre le "niet" russe, en écho à ce tournant parfaitement sensible de la Russie au Levant où Poutine a fini par trancher, par s’aligner sur le camp de Résistance contre les valets de l’Empire.  Mok liquidé, Deraa repris, Idlib y passerait donc d’ici les heures à venir.   

Ce matin et c’est Avia.pro, site militaire russe qui le confirme, l’armée syrienne et ses alliés s’apprêtent à lancer leur offensive terrestre contre l’agent Erdogan qui, même en faisant miroiter la perspective d’achat de nouvelles batteries de S-400 voire des Su-57 lors de sa rencontre à Sochi, ne semble pas avoir été même de convaincre le chef du Kremlin que c’est là un bon deal. D’ailleurs ce même Avia.pro fait état d’agissements précipités des unités blindées de l’armée turque qui déployées précipitamment ces jours-ci non loin des positions de l’armée syrienne dans Idlib méridional, commencent à se retirer, quitte à mettre fin à leur bombage de torse et à leurs tentatives destinées à faire peur à la Syrie à la Russie au Hezbollah.

Rappelons que ces derniers jours les agences avaient rapporté quelques petites tentatives, genre tir des missile sol-air Hawk M23 turcs depuis Idlib contre deux hélicoptères russes ou encore des raids aux drones contre la base aérienne russe à Hmeimim, raid que les Pantsir-S a déjoué soit d’agissements qui voulaient dire à Poutine juste avant la rencontre que la Turquie des Frères, maladivement atlantiste, n’est pas prête à lâcher prise, à renoncer au détournement des richesses agricoles pétrolières du nord et nord-est syrien, même si ses maîtres anglo-saxons eux, ont déclaré forfait. Mais ce serait difficile désormais pour le Sultan de tenir le coup quand on sait que la Russie aurait même activé ses Tu-22 depuis Hmeimim pour le bouter hors de la Syrie et que les alliés de la Résistance de la Syrie compte déployer leur arsenal de missiles pour que l’agent Erdogan rende à la Syrie ce qui lui revient de droit.

Seulement, dans la sphère des acolytes de l’Empire, et Erdogan ne fait pas exception à la règle, on n’échoue aucune mission ou alors on est mort. Depuis une dizaine de jours, et très précisément depuis que le déploiement de l’armée syrienne et du Hezbollah sur les frontières à Deraa, déploiement qui place droit et sous l’autorité de la Résistance toute la bande frontière de la Syrie avec le Golan occupé, le duo Tel-Aviv-Ankara s’est mis à s’activer à travers le régime atlantiste du président azéri, Elham Aliev qui en 2020 a eu pour mission d’aider à la création d’un corridor de transit terroriste entre Idlib d'une part et le Caucase sud e l’autre, rien que pour infecter les frontières iraniennes, russes et chinoises mais que la Russie a stoppé en s’emparant du Haut Karabak. Carrément sous emprise israélo-turque, Bakou dont la guerre ultra hollywoodienne contre l’Arménie, semble l’avoir berné les yeux, tente par taxe non négocié interposé, de couper la liaison Iran-Arménie et partant Iran-Asie centrale et il le fait beaucoup plus frénétiquement, surtout depuis l’adhésion de l’Iran à l’OSC.

L’observateur averti l’aura compris, le Sultan Erdogan cherche à se refaire une santé géopolitique sur le dos de l’Ami Aliev, maintenant qu’il est largué de toute part, défait, perdu à l’interne comme à l’international, et tant mieux si, son coup qu’il veut vengeressement anti Iran, anti Résistance, rendrait service à Israël, assiégé du Nord au sud de l’Est à l’Ouest, ainsi que l’a reconnu désespérément Bennett à la tribune de l’ONU, par le Hezbollah, la Syrie, Gaza, l’Irak et l’Iran. Le Sultan réussira-t-il un retour en grâce aux yeux de l’Empire, via cette manœuvre ultra incendiaire qu’il mène à l’aide d’Israël, sur les frontières ouest de l’Iran?

Plus d’un expert y verrait un chant du Cygne en sens inverse : depuis quelques jours des colonnes impressionnantes de bataillons blindés, ne cessent de traverser les villes du nord-ouest iranien pour se masser sur les frontières d’Azerbaïdjan, non loin des bases israéliennes et turques et à en croire les sources militaires russes, les dispositifs de guerre électronique iraniens auraient déjà sous contrôle le ciel de la petite République : les drones turcs et israéliens Bayraktar TB2 et les Harop y sont évidemment, sans pour autant pouvoir voler. Avia évoque le warefare système R-330 "Zhitel russe dont ses sources auraient même fait tourner en photo en territoire iranien non loin de Bakou. Mais vu qu’il s’agit du tout premier clash OTAN/Iran on parie que le CGRI opterait pour des systèmes inconnu pour l’OTAN.

« Sahab » en est en termes de "Standoff Jammer". C’est un système embarquable à bord d’avions Fokker F-27 et capable de brouillage sur des zones radars ennemis. Et la cible sera là encore Israël avec ses sites radars et drones implantés en République d’Azerbaïdjan où il croit avoir une arrière-base contre l'Iran. Les informations sur Sahab ne sont pas trop détaillées un brouiller de longue portée, qui s'installent aux côtés des unités blindées, des unités de drones et de la DCA iraniennes sur les frontières de la République sionisée d’Azerbaïdjan, cela veut dire que la guerre de la Résistance pour neutraliser les capacités "aériennes" de l'axe US/Israël, après son succès dans le ciel du Moyen Orient, tend désormais à s'étendre vers l'Asie centrale pour le grand bonheur de la Russie et de la Chine. Car ce processus de dé-israélisation leur aidera grandement pour gagner la bataille que Américains et Otaniens veulent être anti-Chine et anti Russie. .. Et si les choses s’enveniment ainsi que le laisse entendre les agissements de ces dernières heures du camp d’en face, ce sera un ciel « saturé » comme celui d’Israël lors de la bataille « Epée de Qods », qu’Aliev et ses amis israélo-otaniens auront à protéger… l’Iran ne frappera pas les villes de l’Azerbaïdjan, mais les bases « israélienne » et « turque » sur son flanc ouest ...

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