Syrie: l’approche iranienne privilégiée

 Syrie: l’approche iranienne privilégiée

Le 5ème sommet turco-russo-iranien sur la Syrie a eu lieu ce lundi 16 septembre à Ankara. Les présidents des trois pays garants du processus d’Astana ont discuté des questions régionales, et surtout, des moyens de résoudre les tensions dans ce pays.

ABNA: Les lignes qui suivent résument l’intervention du président iranien, Hassan Rohani, lors de ce sommet tripartite.

« Notre ordre du jour pour ce sommet tripartite est axé sur l’examen des efforts des trois pays [Iran, Turquie, Syrie] pour mettre fin à la crise en Syrie par des voies pacifiques, et en se focalisant sur la lutte contre le terrorisme, la création du comité constitutionnel, le retour de réfugiés et l’échange de prisonniers, la contribution aux aides humanitaires et la construction, sans oublier d’examiner les efforts internationaux dans ces domaines.

Deux ans et demi après le début de ce processus, de nouveaux acquis ne manquent pas, tandis que nous sommes témoins du renforcement de ce processus et de son efficacité pour aider la Syrie et la communauté internationale à surmonter les problèmes et apaiser les tensions dans ce pays.

La RII continue à croire que l’unique moyen de résoudre la crise syrienne réside dans la solution politique et pour faire aboutir cette voie, l’interaction constructive du peuple et du gouvernement syrien sera indispensable. Et malgré la grande diversité ethnique, la Syrie saura poursuivre à elle seule cette voie décisive et délicate. L’Iran a toujours insisté et insiste toujours sur l’inefficacité des solutions militaires pour mettre fin à la crise en Syrie.

Neuf ans après l'éclatement de la crise en Syrie et forts de nos expériences, nous avons toujours cette conviction que le scénario de renversement du gouvernement syrien que suivaient certains est voué à l’échec. Des crises régionales y compris la crise syrienne doivent être réglées par des solutions pacifiques mettant en contribution les peuples des pays concernés. Pendant ces dernières années et surtout depuis que nos efforts sont encadrés dans le processus d’Astana, nous avons focalisé nos efforts sur la facilitation du dialogue et en vue d’inciter le gouvernement et les insurgés à adhérer à cette tâche importante en Syrie. »

Le président russe, Vladimir Poutine, a profité du sommet avec les homologues iranien et turc, pour exprimer les inquiétudes de Moscou quant à la situation à Idlib.

Il a pourtant affirmé que grâce à la coopération russo-turco-iranienne, le niveau de la violence a abaissé en Syrie.

Se réjouissant de l’efficacité du processus d’Astana, Poutine s’est voulu rassurant sur le fait que l’Iran la Turquie et la Russie ont su créer les bases d’un règlement durable de la crise syrienne.

Pour sa part, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a insisté sur le maintien de l’intégrité territoriale de la Syrie et le règlement par la voie politique de la crise dans ce pays.

Il a affirmé qu’Ankara poursuivrait ses efforts dans le cadre des sommets tripartites pour en finir avec le terrorisme à l’est de l’Euphrate.  

Erdogan a réitéré que le processus d’Astana est le seul cadre permettant de parvenir à des solutions efficaces et pratiques pour étouffer les flammes de la guerre en Syrie.

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