Sous-marins : La France rompra-t-elle avec les États-Unis ?

Sous-marins : La France rompra-t-elle avec les États-Unis ?

Jusqu'à présent, la politique française a toujours servi la politique des États-Unis dans la région, elle a toujours appelé à une présence militaire en Asie pour contrer la menace de la Chine, rivale de longue date de l’Occident. Mais compte tenu de la trahison de la France par Washington au sujet des sous-marins nucléaires destinés à l’Australie, la question est de savoir si de telles démarches se reproduiront ?

Agence de Nouvelles d'Ahlul Bait (ABNA) : Jugeant avoir été trahi par l'Australie comme par les Etats-Unis, Paris ne cesse pas de cogner sa tête contre le mur en voyant qu’un contrat de 31 milliards d’euros de livraison de de 12 sous-marins en l’Australie s’est échappé à son industrie navale, le plus important investissement consenti en matière de défense par l'Australie.

Alors que la crise avec Washington et Canberra perdure, la France a rappelé vendredi ses ambassadeurs aux États-Unis et en Australie, ce qui pourrait être qualifié d’une décision sans précédent.

Le ministère français des Affaires étrangères a rappelé vendredi ses ambassadeurs à Washington et Canberra à la suite de l'escalade des tensions entre l'Australie et les États-Unis, suite à l’annulation par l’Australie d’un contrat d’achat de sous-marins à la France connu sous le nom de « contrat du siècle », ce qui a sorti de fait les Français du jeu.

Les États-Unis ont lancé mercredi 15 septembre avec l’Australie et le Royaume-Uni un partenariat de sécurité comprenant la livraison de sous-marins à propulsion nucléaire à Canberra.

Le président américain Joe Biden, le Premier ministre britannique Boris Johnson et le Premier ministre australien Scott Morrison ont publié une déclaration conjointe annonçant un nouveau partenariat de défense et de sécurité appelé « AUKUS » dont la première grande initiative de sera de livrer une flotte de sous-marins à propulsion nucléaire à l’Australie.

Selon un haut responsable de la Maison-Blanche, le pacte « AUKUS » prévoit aussi une collaboration des trois pays en matière de cyberdéfense, d’intelligence artificielle et de technologies quantiques.

Les relations entre la France et le duo américain-australienne sont entrées dans une période de crise alors que le gouvernement australien a annulé un accord de 40 milliards de dollars pour acheter des sous-marins à propulsion nucléaire français et a décidé de prendre le relais de la France par l’intermédiaire  des Américains et des Britanniques.

Paris a qualifié la mesure de Canberra  de trahison de confiance entre les deux pays et d'un coup dans le dos de la France. C'est la première fois que la France rappelle ses ambassadeurs des Etats-Unis et d'Australie.

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a annoncé avoir rappelé ses ambassadeurs pour consultation à Washington et à Canberra en raison de l’ampleur et de la portée stratégique du pacte de sécurité entre les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et l'Australie.

À cet égard, des responsables américains ont chacun émis des messages séparés essayant d'apaiser la situation en consolant un peu la France. Mais en réalité, les actions américaines s’inscrivent plutôt dans un geste de pure propagande destinée à faire avancer les intérêts des Etats-Unis, rappelant que de telle politique a été appliquée non seulement à la France mais aussi à d'autres pays.

La Maison Blanche en regrettant la décision de la France de rappeler ses ambassadeurs à Washington et à Canberra, a annoncé que son pays continuerait à travailler pour résoudre les différends entre les deux parties dans les prochains jours.

« Nous sommes en contact avec nos partenaires français concernant la décision de rappeler l'ambassadeur à Paris. Nous comprenons la position de la France et travaillerons avec elle pour résoudre nos différends, ainsi que d'autres problèmes », a lancé le Conseil de sécurité nationale des États-Unis.

Le porte-parole du de la diplomatie américaine, Ned Price, a déclaré dans un communiqué : « Nous sommes en contact étroit avec nos alliés français. Nous comprenons leur situation et sommes informés par la mesure française de rappeler son ambassadeur aux États-Unis ».

Le porte-parole du Pentagone, John Kirby, notant que Washington était préoccupé par l'avenir de sa coopération en matière de défense avec Paris a également commenté la décision de la France

Il a annoncé que les responsables américains avaient discuté de la question avec leurs homologues français avant même l'annonce officielle de conclure le pacte de sécurité.

Cela étant dit renforce encore le fait que les États-Unis ne méritent pas qu'on leur fasse confiance,  Car en termes de loyauté envers leurs alliés, les États-Unis se contentent d'énoncer simplement leur politique à leur égard, quitte à sacrifier leurs intérêts comme en témoigne le cas d’Afghanistan et cette fois ci celui de  la France marginalisée par l’Australie sous les initiations des États-Unis.

Pour sa part le ministre australien des Affaires étrangères, Maurice Payne, a également déclaré que son pays comprenait la "déception" de la France suite à la décision des autorités australiennes de l’annulation par Canberra d’un gigantesque contrat passé avec Paris en 2016 sur la fourniture de douze marins français à propulsion nucléaire.

« Je comprends parfaitement la frustration de la France. Il est clair qu'il est difficile de digérer  de telles questions. Nous continuerons à travailler de manière constructive et à travailler en étroite collaboration avec nos homologues français », a-t-il déclaré à des journalistes à Washington.

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