Sayyed Nasrallah: Ce qui se passe dans la région et ce qui se trame contre l’Iran sont liés au « Deal du siècle »

 Sayyed Nasrallah: Ce qui se passe dans la région et ce qui se trame contre l’Iran sont liés au « Deal du siècle »

Le Secrétaire général du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah, a affirmé que « la question palestinienne affronte aujourd’hui l’un des plus dangereux complots visant à la liquider » soulignant que « pour cette année la Journée d’alQods a pour titre : l’opposition au Deal du siècle « .

Agence de Nouvelles d'Ahlul Bait (ABNA) : S’exprimant dans un discours télévisé à l’occasion de la célébration de la Fête nationale de la Libération du Liban en l’an 2000 de l’occupation israélienne,  le secrétaire général du Hezbollah a estimé que « la réalisation de la Libération de l’an 2000 est le résultat de grands sacrifices impliquant toutes les factions de la résistance et les armées libanaise et syrienne ».

A cette occasion, qui revêt « une importane particulière compte tenu des circonstances régionales et internationales » , sayyed Hassan Nasrallah a appelé à une plus large participation populaire le dernier Vendredi du mois de Ramadan consacré à la célébration de la Journée d’alQods, qui aura lieu à 21H30 (heure locale) dans la banlieue sud de Beyrouth ».

Son éminence a souligné que « tout le monde a  intérêt à  assumer sa responsabilité historique face au   désastreux Deal du Siècle », applaudissant « la position palestinienne unie et ferme qui a rejeté la conférence de Manama et a appelé à son boycott », sans oublier « la position des dignitaires religieux du Bahrein qui ont rejeté la tenue de la conférence de Manama ».

« Cette position est celle du roi car elle traduit la position des palestiniens: les premiers à avoir le droit de défendre la cause palestinienne », a-t-il ajouté.

Il a souligné que » l’un  des exploits  de la victoire de l’an 2000 est d’avoir imposer une nouvelle équation de la force du Liban dans la région (…): l’un des exploits de la victoire de la libération est que le Liban n’est plus considéré comme le maillon le plus faible, mais plutôt le plus puissant,  l’ennemi israélien estime  sérieusement, depuis cette  Libération, qu’il existe au Liban une force réelle ».

Sayyed Nasrallah a ajouté que « depuis cette libération  l’ennemi et ses alliés cherchent à détruire le Hezbollah, fomentant  toutes formes de conspirations, or, ce que l’ennemi appelle  menace , nous le définissons comme étant notre   force de défense et de dissuasion qui empêche de réaliser ses ambitions. Cette force permet au   Liban d’ empêcher les Israéliens de voler son pétrole et son  gaz et les Américains connaissent bien cette équation ».

« Nous réaffirmons notre attachement à la libération de  l’ensemble du territoire libanais encore occupé par les israéliens  dans  les fermes de Chabaa et les collines de Kafrshuba et la partie libanaise de la ville de Ghajar. ET donc,nous réaffirmons notre droit naturel de résister et nous prendrons  toutes les mesures nécessaires pour restaurer la souverainneté du Liban sur le reste des  territoires libanais encore occupés » a-t-il martelé.

Par ailleurs, dans le cadre de la lutte contre la corruption au Liban,  Sayyed Nasrallah a estimé que » le budget de 2019 offre une occasion très importante pour lutter contre la corruption et mettre fin au gaspillage financier »ajoutant que « dans la lutte contre la corruption, il est important d’obtenir un résultat et non d’enregistrer un pourcentage de réalisations ».

Principaux points de son discours:

Je vous félicite tous pour cet anniversaire, ce jour et cette fête. Ce jour est un jour des jours d’Allah , parce que sa Miséricorde, sa Bénédiction, se sont traduites à travers la résistance de notre peuple, parce que Sa Vengeance , Sa Colère ont frappé les sionistes qui tuaient, humiliaient, brisaient notre peuple.

Cette année nous n’avions pas organisé de  cérémonies en cette occasion parce que nous sommes au mois de Ramadan , et donc nous nous sommes contentés de  quelques célébrations, pour accorder notre priorité à la célébration de la Journée d’alQods..

En effet, pour cette journée, nous organiserons une célébration publique le dernier vendredi du mois de Ramadan, à 21h30 , dans la banlieue sud du Liban. J’invite tout le monde à une participation massive, car cette célébration revêt une importance   compte tenu des circonstances régionales et internationales.

Nous avons tous entendu les responsables américains annoncer le Deal du siècle, or, la première étape de ce Deal est la tenue de la Conférence économique du Bahreïn. D’autres étapes se succéderont pour finaliser le Deal. Il revient à tous les concernés par la question palestinienne d’assumer leur responsabilité historique face à ce Deal  qui vise à éliminer la cause palestinienne.

Dans cette affaire, les Palestiniens ont exprimé une position unanime et ferme, rejetant la tenue de cette conférence,   refusant  d’y participer et appelant à la boycotter. C’est une position authentique, une position reine, car elle émane des Palestiniens, les gens de cette cause.

Nous devons également rendre hommage à la position des dignitaires religieux bahreïnis, du peuple bahreïni et des forces politiques bahreïnies, qui ont rejeté que leur  pays  soit la terre qui acceuille la première étape du Deal du siècle visant   la liquidation de la cause palestinienne.

Concernant la Palestine,  le « deal du siècle », les développements dans la région, en particulier la tension concernant la crise  américano-iranienne, ce que l’Iran affronte et la position du Hezbollah à l’égard de ces événements,  j’en parlerai plus en détails le Jour d’alQods.

Car ce qui se passe dans le golfe Persique et ce que l’Iran affronte comme hostilités à son égard sont liés au Deal du siècle.

Aujourd’hui, je parlerai du Deal du siècle et de son lien avec les évènements au  Liban , et de la question syrienne..

Nous sommes aujourd’hui face à un jour historique et significatif pour le Liban ,  la région et pour le conflit israélo-arabe actuel, car ce qui s’est passé en l’an 2000 a eu des conséquences très importantes sur le plan militaire,  politique et culturel et sur l’ équilibre des forces dans l’échiquier du conflit de notre région.

Il est aussi de notre devoir de mentionner le rôle de la Syrie et de l’Iran à nos côtés de 1982 à l’an 2000 et qui ont été et sont toujours des partenaires de cette victoire.

La sortie d' »Israël » du sud du Liban était un départ humiliant et sans conditions

En ce jour divin, nous  devons citer le groupe de ceux qui se sont sacrifié : les martyrs, les familles de martyrs, les blessés, les prisonniers, les personnes disparues, les combattants de la résistance, les combattants de toutes les factions et des mouvements de résistance, les gens qui ont endurés , les nombreux militants et assistants, et certainement toutes les factions libanaises, de l’armée, des institutions de sécurité, les factions palestiniennes, l’armée syrienne, tous ceux qui ont offert des sacrifices.

Sans oublier ceux qui se sont tenus à nos côtés et qui ont été nos partenaires dans cette, victoire soit l’Iran et   la Syrie.

Sachez que l’une des plus importantes conséquences    de cette victoire qui ne cesse de s’enraciner à travers le temps et l’espace est qu’elle est imposée une nouvelle  équation de la force du Liban.

En l’an 2000, face à la défaite israélienne, il est paru évident qu’il existe au Liban une   force qui a forcée    à « Israël » de sortir sans aucun gain et sans conditions et le départ des forces d’occupation israélienne était humiliant.

Malgré les tentatives de censure, le monde entier s’est rendu à l’évidence après quelques jours  qu’il s’agissait d’une défaite totale de l’ennemi israélien et d’une victoire claire et nette du Liban, du peuple libanais, de la résistance et de l’armée, ainsi que de tous ceux qui ont contribué à cette réussite et à cette victoire.

Depuis cette date, le Liban n’est plus perçu comme le maillon le plus faible dans le conflit israélo-arabe, il est désormais perçu comme source d’une puissance réelle que l’ennemi israélien a désigné en termes de menace stratégique ou centrale.   D’ailleurs,  ceux qui observent les Israéliens peuvent constater   que l’ennemi estime sérieusement qu’il existe au Liban   une force réelle   qui  menace  l’existence de cette entité.

Ce changement a eu lieu après l’an 2000 et a été consacrée après la victoire de 2006. Aujourd’hui, « Israël » affirme que le Hezbollah est une menace stratégique ou une menace centrale, mais je souhaite présenter cette « menace » en termes  positifs  sachant que les Israéliens veulent provoquer le monde qui nous entoure en insistant sur le terme de menace , ce que l’ennemi désigne de menace, nous l’appelons de force de défense ou force de dissuasion ou d’affrontement ou de sécurité.

Autrement dit,    le Hezbollah fait partie de cette force qui consiste à empêcher l’ennemi d’atteindre ses objectifs ou de réaliser ses ambitions,  cette force, que l’ennemi   reconnaît et cherche à y mettre fin, est importante  pour le Liban, il faut prendre conscience qu’elle permet   la préservation du Liban et nous devons travailler pour la préserver, telle est l’équation en or de l’armée- le peuple- la résistance.

Sans la résistance , Trump aura offert le Liban-sud à « Israël »

Sans la résistance et la libération de l’an 2000, le président américain Donald Trump aurait céder le sud-Liban ou une partie de celui-ci à « Israël », comme il l’a fait pour alQods ou pour  les hauteurs du Golan.

Cette force résistante fait partie intégrante de la puissance de dissuasion libanaise, c’est pourquoi il faut la préserver autant que possible, par tous les moyens, surtout quand elle est visée par des ennemis, qui ne travaillent que  pour leur intérêt.

En tant que Libanais, il est de notre intérêt d’être forts et c’est la véritable garantie du Liban dans ce monde qui ne respecte pas le droit international, ce monde quin’a de place que pour l’arrogance des Américains ou pour ceux  qui défendent leurs droits.

Nous devons savoir en tant que Libanais l’importance de la force de dissuasion libanaise pour préserver la sécurité, la richesse, le présent et l’avenir du Liban, et nous devons travailler au maintien de cette force.

Dans cet ordre idées, nous réaffirmons notre attachement à la libération de  l’ensemble du territoire libanais encore occupé par les israéliens  dans  les fermes de Chabaa et les collines de Kafrshuba et la partie libanaise de la ville de Ghajar. ET donc, nous réaffirmons notre droit naturel de résister et nous prendrons  toutes les mesures nécessaires pour restaurer la souveraineté du Liban sur le reste des  territoires libanais encore occupés.

La déclaration du président Michel Aoun  à ce sujet hier était forte et décisive. Tout autant,  la déclaration de l’armée libanaise qui a annoncé son engagement ferme pour la libération   du reste des territoires libanais occupés.

Pour ce qui est de la démarcation de la frontière,  la résistance soutient la position de l’Etat sur la démarcation de la frontière maritime.

L’un des points forts sur cette question c’est que tous   les responsables libanais sont d’accord, avec  la résistance, sur  la position de l’État et se tiennent à son côté. Tous les Libanais   font confiance et misent sur l’attachement des   chefs au respect de la totalité des frontières terrestres et maritimes, et des ressources naturelles. Ils s’attendent à ce qu’ils assument leur responsabilité historique   dans ce dossier.

Dans ce dossier, le Liban s’appuie sur deux forces : la force du droit et la force de la force.  Et donc il faut rester attacher à nos droits et être optimiste de la possibilité de réaliser une grande victoire dans ce dossier.

Concernant, la naturalisation des réfugiés palestiniens,   la Conférence économique de Bahreïn pourrait ouvrir   la porte à la naturalisation des réfugiés palestiniens au Liban et dans d’autres pays. Autrement dit, mettre un terme au droit de retour des Palestiniens. Or, fort heureusement, tous les Libanais sont unanimes sur cette question, pas question de naturaliser ni au niveau constitutionnel ni au niveau politique, ni à n’importe quel niveau. Il s’agit d’un terrain d’entente partagé avec nos frères palestiniens qui insistent sur le droit de retour.

Aujourd’hui, nous sommes à un stade où nous ne pouvons pas nous contenter de dire que nous sommes contre la naturalisation, car le danger approche, nous appelons à une réunion entre responsables libanais et palestiniens afin d’élaborer un plan pour faire face à la menace du plan de naturalisation. Aujourd’hui, il faut être en état d’alerte, les déclarations ne suffisent plus, il faut établir un plan commun pour faire face à la menace de la naturalisation.

Les pays du Golfe et les occidentaux empêchent le retour des déplacés syriens dans leur pays

Dans le dossier des déplacés Syriens,   tout le monde au Liban est convaincu de la nécessité de renvoyer les déplacés dans leur pays, mais nous sommes en désaccord sur   la méthode, mais la véritable raison est en réalité une raison politique liée aux élections présidentielles en Syrie car le mandat du président syrien Bashar al-Assad prend fin l’année prochaine en  2020 ou 2021.

Les Occidentaux insistent pour qu’ils ne   retournent pas dans leur pays avant les élections présidentielles syriennes.

Le président Assad m’a assuré qu’il soutient   le retour de tout le monde en Syrie voire il est prêt  à fournir toutes les facilités, mais l’obstacle est politique.

Et la question qui s’impose à l’Etat libanais : doit-il  être soumis à cet obstacle politique uniquement parce que les USA, l’Occident et certains pays du Golfe Persique le souhaitent?

Ce qui se passe au Liban c’est qu’on empêche le retour des personnes déplacées,   en menaçant ou au contraire en les achetant. Les allégations d’assassinat de déplacés Syriens qui retournent dans leur pays sont inexactes et visent à intimider les  déplacées. Certains ont tenté de donner à la question des déplacés une dimension régionale et confessionnelle.

Le gouvernement envisage une discussion sérieuse à ce sujet après avoir régler la question du budget.

La lutte contre la corruption

Nous comptons parmi les partis engagés dans le processus de lutte contre la corruption lors des élections législatives, ce qui demande de la patience, des outils et l’ouverture de dossiers. Chaque bataille dispose de ses propres informations et de ses moyens.

La lutte contre la corruption est plus difficile que la bataille pour la libération du sud, et cela prendra du temps et exige la coopération de tous .. Dans la bataille de la résistance, elle peut aboutir à une ou deux factions. Mais dans la lutte contre la corruption, cela ne suffit pas. Nous avons besoin d’une résistance nationale. Et nous serons une partie essentielle dans cette confrontation.

Au cours de la période écoulée, le Hezbollah a   contribué à créer un climat national en matière de lutte contre la corruption et contre le gaspillage financier au point d’en faire un des problèmes centraux au niveau national auquel de nombreuses personnes s’intéressent et que nombre de personnes revendiquent. C’est un exploit d’en faire une préoccupation nationale..

Certains dossiers ont été reportés jusqu’à l’achèvement du budget  . Nous les soumettons au pouvoir judiciaire. Nous en parlerons peut-être dans les médias. Certaines suggestions ont été préparées par le bloc de la résistance et de la libération. Certaines ont été présentées et d’autres sont en discussion avec les alliés. D’autres suggestions ont été présentées  par certains blocs parlementaires, nous avons décidé de les soutenir , car c’est le résultat qui compte et non qui propose des solutions.

Au niveau des ministères dont sont chargés nos frères  , nous leur avons dit que le but premier est de lutter contre la corruption. Selon nos informations, il n’y a pas de corruption ni de gaspillage dans les ministères de la Santé, de la Jeunesse et des Sports. Mais celui qui dispose d’informations ou de données relatives sur les ministères de la Santé ou du Sport et de la Jeunesse, il peut et doit  les présenter.

Nous appelons le reste des forces à assumer cette responsabilité pour chaque ministère dont elles sont chargées.   Pour le dossier de règlement des comptes financiers, le dossier a été soumis à la justice et sera examiné par le Parlement lorsqu’elle traitera du dossier budgétaire.

La discussion du budget au cours de la dernière période était pour nous notre priorité car c’est   un moyen très important de lutte  contre la corruption et d’éviter le gaspillage financier. Nous avons également déclaré qu’au cours de la dernière période, nous devrions être sérieux dans ce débat et que tous devraient en discuter au motif que ce budget est fcrucial.

Depuis les premiers jours, nous avons aborder cette question avec sérieux, nous avons conseillé   que le débat devrait se produire au sein du Conseil des ministres  , à l’écart des médias et donc depuis le début des discussion jusqu’à aujourd’hui, nous   sommes restes engagés envers ce silence en ce qui concerne les débats au  Conseil des ministres,  et s’il est  nécessaire de clarifier notre position après l’achèvement du budget nous sommes prêts à le faire.

Nous ne bloquerons pas la publication du budget, bien que nous rejetons certains de ces points   car ils touchent le peuple libanais et  les personnes à revenu limité, or,  à la Chambre des représentants, il y aura une sérieuse occasion d’en débattre et de modifier le budget.

Le budget prévoit des taxes et des redevances pour les groupes défavorisés et à faibles revenus. Dans le débat à la Chambre des représentants, nous ne  comptons pas respecter    le silence des médias envers lequel  nous nous sommes engagés envers le gouvernement et espérons que le budget ira bientôt au Parlement, et le président Nabih Berri a promis d’œuvrer à son approbation dans les meilleurs délais.

Après l’adoption du budget, le débat devrait se poursuivra sur les réforme et ont doit commencer le débat du budget de l’année  2020.

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