Nucléaire : l’Occident en quête d’une guerre des nerfs ?

Nucléaire : l’Occident en quête d’une guerre des nerfs ?

Dans un moment où les pourparlers sur les sanctions sont encore loin d’être terminés et où des questions importantes sont toujours sur la table, il ne serait pas surprenant de voir l’Occident recourir une fois de plus à des actions psychologiques au lieu de proposer des initiatives pratiques et constructives.

Agence de Nouvelles d'Ahlul Bait (ABNA) : Ce qui n’est pas mentionné dans les commentaires des parties occidentales sur le processus des pourparlers de Vienne, c'est que le ralentissement des négociations renvoie davantage aux atermoiements des Occidentaux sur leurs engagements envers l’accord nucléaire que l’ignorance de la partie iranienne. Il n’exclut même pas qu’une telle attitude de la part des Occidentaux soit totalement préméditée, d’autant plus que le secrétaire d'État américain, Anthony Blinken, a déclaré aux sénateurs lors d'une audience au Sénat que les Etats-Unis étaient loin du retour à l’accord nucléaire.

Les parties américaine et européenne prétendent à l’heure actuelle que le rythme des négociations à Vienne est plus lent que le rythme d'avancement des activités nucléaires iraniennes, et si cette tendance se poursuit, le plan global d’action générale (PGAC) n'aura plus les mêmes « avantages de non-prolifération » en 2015. Maintenant, la question à poser aux Occidentaux est que si Blinken n'a pas prêté attention à la soi-disant diminution des « avantages de non-prolifération » concernant le programme nucléaire iranien lorsque Blinken a déclaré au Sénat que les Etats-Unis n’avaient pas l’intention de retourner sitôt dans les pourparlers nucléaires. Si les États-Unis ne sont pas pressés de revenir à l'accord nucléaire, pourquoi ils fixent un délai à l'Iran pour une décision dans laquelle l’Iran n’a eu aucun rôle.

Des positions aussi contradictoires et incohérentes de la part de la partie occidentale des pourparlers de Vienne montrent de plus en plus que l'autre partie n'a d'autre initiative opérationnelle et tangible que de recourir à des jeux psychologiques et tapages médiatiques pour louvoyer l'opinion publique et créer un espace autour des négociations.

Dans un moment où les pourparlers sur les sanctions sont encore loin de mener à bien et où certaines des questions les plus importantes sont toujours sur la table, il ne serait pas surprenant si l’Occident recoure une fois de plus à des actions psychologiques au lieu de proposer des initiatives pratiques et constructives.

Le succès de la levée réelle et effective des sanctions et ses effets sur la nation iranienne dépend au moins en partie de la compréhension correcte de Téhéran du comportement de la partie occidentale et de sa réaction appropriée.

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