Nouveau monde sans la Russie ?

Nouveau monde sans la Russie ?

Au sommaire : 1- Nouveau monde sans Russie !

Agence de Nouvelles d'Ahlul Bait (ABNA) : Les États-Unis travaillent sur un plan visant à établir un nouvel ordre mondial où il n'y a pas de place pour la Russie. Le nouveau plan américain est bien connu en Ukraine, donc certains politiciens ukrainiens sont conscients du rêve de Joe Biden pour la Russie. 

L'ancien ministre ukrainien des Affaires étrangères Volodymyr Ohryzko, "expert" des questions géopolitiques, a annoncé que le projet du président américain consistait à créer un nouveau monde sans la Russie, "pays autoritaire", en faveur de l'Ukraine « démocratique ». Selon lui, la Russie sera marginalisée de la politique mondiale, c'est-à-dire qu'elle sera retirée de toutes les organisations internationales telles que l'ONU, etc.
 
À l'heure actuelle, l'Ukraine ne peut ignorer la position de Moscou qui est membre du Conseil de sécurité de l'ONU et peut donc opposer son veto. Mais le temps viendra où elle sera privée de ses leviers d'influence, les États-Unis y travaillent déjà activement, a déclaré Ohryzko.
 
La Russie continue de violer la Charte des Nations unies, ce qui ne convient pas aux pays démocratiques, dont l'Ukraine. Un "sommet des pays démocratiques" aura lieu dans quelques mois, où le cas de la Russie sera tranché, a-t-il souligné avant d'espérer que les démocraties occidentales viendront à bout du "totalitarisme russe", puisque c'est "la mission historique de la démocratie".
 
Des déclarations pour le moins contradictoires et provocatrices.
 
Source : Top War
 
2- La CIA dans le pétrin
 
« On assiste à une forme de remilitarisation du renseignement » au détriment de la CIA. Dans une note interne de la CIA divulguée aux médias, le directeur de l’agence, William Burns, a annoncé la création de deux nouveaux centres de mission.
 
Le China Mission Center, détaille la note, se concentrera sur « la menace géopolitique la plus importante à laquelle nous sommes confrontés au XXIe siècle, un gouvernement chinois de plus en plus hostile ».
 
Le Centre de mission transnationale et technologique se concentrera, lui, sur les changements climatiques, les pandémies et les technologies émergentes.
 
Éric Denécé, directeur du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R) et l’auteur du livre La nouvelle guerre secrète (Mareuil Édition), explique que les services secrets du monde entier ont l’habitude de se réorganiser régulièrement. Et « les réorganisations vont se faire de manière transversale » sur deux sujets majeurs que sont les épidémies et l’environnement : « Depuis 10, 15, 20 ans, la CIA a perdu en matière de compétences opérationnelles et elle sous-traite aux unités militaires clandestines du Pentagone des tas de missions à l’étranger. »
 
Le directeur du CF2R constate que l’on assiste à une forme de remilitarisation du renseignement comme pendant la Seconde Guerre mondiale, où finalement la CIA est un peu entre deux chaises : « Elle était surtout polarisée sur la lutte antiterroriste. Et vu qu’elle n’a pas les moyens d’aller jusqu’au bout des choses malgré ses unités de drones qui font beaucoup de frappes, elle a passé un partenariat avec les Special Forces. Mais ce partenariat lui a échappé parce qu’aujourd’hui, le Pentagone fait plus de renseignement que la CIA et a plus d’opérateurs de terrain. Donc elle se repositionne sur d’autres créneaux. »
 
Le positionnement actuel de la CIA vis-à-vis des autres acteurs du renseignement américain, explique donc sa volonté de réorienter ses missions et opérations : « La Maison-Blanche, quand elle veut mener des opérations clandestines, passe par des unités secrètes du Pentagone parce qu’il est beaucoup plus facile de dissimuler des programmes, des armements, des unités au sein de l’appareil militaire qu’au niveau de la CIA », constate Éric Denécé.
 
D’autres agences gouvernementales ont déjà l’expertise nécessaire pour recueillir des données scientifiques liées aux questions environnementales et épidémiologiques. Pourquoi la CIA devrait-elle s’en mêler? « La CIA est le seul service au monde à ma connaissance qui fasse de la prospective, elle publie des analyses géopolitiques tous les ans », observe le directeur du CF2R.
 
Source : Almanar
 
3- Allemagne/Russie : le clash nucléaire ?
 
Le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou a accusé l'OTAN de refuser de discuter équitablement de la sécurité européenne avec Moscou, comme l'a rapporté l'agence de presse Interfax le 23 octobre.
 
En réponse à son homologue allemande qui plaide pour le déploiement d'armes nucléaires face à la « menace russe » en mer Baltique et en mer Noire, Sergueï Choïgou a fustigé le refus de l'OTAN de s'engager dans un dialogue pour la sécurité européenne.
 
« C’est l’OTAN qui n’est pas prête pour un dialogue sur un pied d’égalité à ce sujet », a déploré le ministre russe. « Dans le contexte des appels à la dissuasion militaire de la Russie, les forces de l’OTAN se rapprochent de nos frontières », a pour sa part accusé Sergueï Choïgou.
 
Le ministre russe de la Défense répondait ainsi à son homologue allemande Annegret Kramp-Karrenbauer qui avait notamment plaidé cette semaine à la radio Deutschlandfunk pour le déploiement d'armes nucléaires au-dessus de la Lettonie, de la Lituanie et de l'Estonie pour dissuader la Russie dans les régions de la mer Baltique et de la mer Noire et ainsi protéger les pays de l'Alliance atlantique de la « menace russe ».
 
« Nous devons dire très clairement à la Russie que nous sommes prêts à utiliser de telles mesures également, afin que cela ait un effet dissuasif rapide. Cela est adapté au comportement actuel de la Russie », avait-elle insisté.
 
« La ministre allemande de la Défense devrait [pourtant] bien savoir comment cela s'est terminé par le passé pour l’Allemagne et l’Europe », a rétorqué Sergueï Choïgou dans une référence apparente à la Seconde Guerre mondiale. « De plus, le plan de l’OTAN sur la "dissuasion" en Afghanistan s’est soldé par la catastrophe à laquelle le monde entier fait face aujourd’hui », a souligné le ministre russe en allusion au retrait chaotique opéré par les pays de l'organisation fin août et la prise de pouvoir des Taliban à Kaboul.
 
Si l'OTAN réfute toute volonté de menacer militairement la Russie, de nombreux incidents impliquant des avions de pays membres de l'Alliance ont été enregistrés.
 
Le 19 octobre, deux chasseurs Sukhoï-30 de l'aviation russe sont intervenus après avoir détecté une menace à proximité de la frontière russe au-dessus de la mer Noire. Comme le rapporte le ministère russe de la Défense dans un communiqué, les deux avions russes « ont identifié les cibles aériennes comme étant deux bombardiers stratégiques supersoniques B-1B de l’US Air force, accompagnés par deux ravitailleurs KC-135 ».
 
Le 8 juillet dernier, le ministère russe de la Défense a rapporté qu'un chasseur russe Su-27 avait escorté un avion de reconnaissance Atlantique 2 de l’armée française au-dessus de la mer Baltique. Selon Moscou, l'appareil s'approchait de la frontière russe.
 
Source : RT France
 
4- La bombe afghane
 
Les puissances d’Asie ont lâché une bombe afghane à Moscou : « La reconstruction du pays doit être payée par ses occupants militaires depuis 20 ans ».
 
Face à des attentes élevées, un groupe de cinq Taliban a finalement fait son show à Moscou. Pourtant, la star du spectacle, comme on pouvait s’y attendre, était le Mick Jagger de la géopolitique : le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.
 
Dès le début, Lavrov a donné le ton des consultations du format de Moscou, qui ont le mérite d’ « unir l’Afghanistan à tous les pays voisins ». Sans hésiter, il a abordé la question de l’éléphant américain – ou de son absence : « Nos collègues américains ont choisi de ne pas participer », en fait « pour la deuxième fois, en se soustrayant à une rencontre de la troïka élargie ».
 
Washington a invoqué de vagues « raisons logistiques » pour justifier son absence.
 
La troïka, qui avait l’habitude de se réunir à Doha, est composée de la Russie, des États-Unis, de la Chine et du Pakistan. La troïka élargie qui s’est réunie à Moscou cette semaine comprenait la Russie, la Chine, l’Inde, l’Iran, le Pakistan et les cinq « stans » d’Asie centrale. Il s’agissait donc en substance d’une réunion de l’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS), au plus haut niveau.
 
La présentation de Lavrov s’est essentiellement articulée autour des thèmes soulignés dans la récente déclaration de Douchanbé de l’OCS : L’Afghanistan doit être un « État indépendant, neutre, uni, démocratique et pacifique, libéré du terrorisme, de la guerre et de la drogue » et doté d’un gouvernement inclusif « composé de représentants de tous les groupes ethniques, religieux et politiques ».
 
La déclaration commune publiée à l’issue de la réunion n’a peut-être pas été d’un grand suspense. Mais, juste à la fin, le paragraphe 9 offre la véritable bombe :
 
« Les parties ont proposé de lancer une initiative collective pour convoquer une conférence internationale des donateurs sous les auspices des Nations unies dès que possible, étant entendu que la charge principale de la reconstruction économique et financière et du développement de l’Afghanistan après le conflit doit être assumée par les acteurs ayant eu une présence militaire dans le pays au cours des 20 dernières années ».
 
L’Occident fera valoir qu’une sorte de conférence des donateurs a déjà eu lieu : le sommet spécial du G20, organisé par vidéoconférence plus tôt en octobre, auquel participait le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres. Puis, la semaine dernière, on a beaucoup parlé d’une promesse européenne d’un milliard d’euros d’aide humanitaire, qui, en l’état, reste extrêmement vague, sans détails concrets.
 
Lors du G20, les diplomates européens ont admis, à huis clos, que le principal désaccord résidait dans le fait que l’Occident « veut dire aux Taliban comment gérer leur pays et comment traiter les femmes » comme conditions nécessaires en échange d’une certaine aide, alors que la Russie et la Chine suivent leur principe de politique étrangère de non-ingérence.
 
Les voisins de l’Afghanistan, l’Iran et le Pakistan, n’ont pas été invités au G20, ce qui est absurde. La question se pose de savoir si le G20 officiel, qui se tiendra à Rome les 30 et 31 octobre, abordera également la question de l’Afghanistan en même temps que les thèmes principaux : le changement climatique, le Covid-19 et une reprise économique mondiale encore insaisissable.
 
Source : reseauinternational
 
5- France : Syracuse 4A a été lancé
 
C’est avec un léger retard de 24 heures, dû à des vérifications complémentaires sur l’équipement de soutien au sol, le vol VA255 de la fusée Ariane 5 a décollé avec succès du Centre spatial de Guyanais [CSG] dans la nuit du 23 au 24 octobre, avec à son bord deux satellites de télécommunications fabriqués par Thales Alenia Space, dont le SES-17 et le Syracuse 4A, ce dernier devant être mis en oeuvre par le ministère des Armées.
 
« J’adresse mes félicitations aux équipes étatiques et industrielles qui ont fait de ce lancement un succès. Syracuse 4 est un programme majeur qui participe à la modernisation de nos capacités spatiales françaises de défense, déterminante pour notre souveraineté. La France tient son rang de nation spatiale », a commenté Florence Parly, la ministre des Armées.
 
Actuellement, les communications des forces françaises reposent en partie sur les satellites Syracuse 3A et 3B, mis en service dans les années 2000. Ils seront donc remplacés par ceux de la constellation Syracuse 4, qui comptera, à terme, trois satellites d’ici 2030, le dernier devant être optimisé pour les plateformes aéronautiques.
 
Pour rappel, le coup d’envoi de ce programme, alors appelé COMSAT NG [Communications par satellites de nouvelle génération], avait été donné en décembre 2015 par la Direction générale de l’armement [DGA], laquelle notifia deux marchés à Thales Alenia Space et à Airbus Defence & Space pour la réalisation des satellites Syracuse 4A et 4B, des prestations de soutien pendant 17 ans à compter de la mise sur orbite du premier engin et la conception du « segment sol de contôle » ainsi que celle des « antennes principales au sol nécessaires à leur utilisation ». Le tout pour un coût total de 3,6 milliards d’euros.
 
D’une masse de 3 850 kg, Syracuse 4A est le premier satellite militaire à propulsion électrique en Europe. « Ce mode de propulsion, innovant, basé sur des moteurs électriques à plasma, est issu d’un savoir-faire français et représente une avancée technologique majeure pour l’industrie spatiale », explique la DGA.
 
Et d’ajouter : « Ses atouts sont nombreux : utilisée en remplacement de la propulsion chimique, la propulsion électrique, nécessitant moins de carburant à bord pour une même durée de vie, permet d’augmenter significativement la capacité d’emport du satellite, et donc sa charge utile de communication. C’est en particulier grâce à cette technologie que les satellites pourront émettre dans deux bandes de fréquence différentes ».
 
Les satellites Syracuse 4A et 4B offiront en effet un débit en bande X et bande ka militaire de l’ordre de 3 à 4 Gb/s [soit un débit trois fois plus élevé que celui offert par Syracuse 3A et 3B, ndlr] ainsi qu’une meilleure résistance aux menaces cybernétiques, aux impulsions électromagnétiques et au brouillage. Celui qui vient d’être lancé est d’ailleurs doté d’équipements de surveillance de son environnement et d’une capacité de déplacement pour contrer une éventuelle agression.

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