Nigeria: la marine neutralise les pirates US (Echo Afrique)

Nigeria: la marine neutralise les pirates US (Echo Afrique)

Au Nigeria les États Unis ont créé le Boko Haram pour détourner le pétrole du delta du Niger, un projet qui a échoué puisque l'Etat et l'armée ne l'ont pas permis. Mais l'armée nationale est allée plus loin. La marine nigériane chasse les pirates de mer qui détournent des pétroliers un peu comme ce que l'Amérique fait au Moyen- Orient. En octobre, l'Iran à libéré des mains des Américains quelques 700 000 barils de son propre pétrole sans que les USA puissent lever le petit doit.

Agence de Nouvelles d'Ahlul Bait (ABNA) : Au sommaire :

1- Nigeria : la marine met la main sur un navire transportant pour 315 500 $ de pétrole volé

Le vol de pétrole est, depuis plusieurs années, l’un des défis majeurs auxquels fait face le secteur pétrolier nigérian. Malgré la multiplication des opérations pour y mettre fin, le problème persiste.

Le 14 décembre, la marine nigériane a annoncé avoir arraisonné un navire transportant 4 402 barils de pétrole brut d’origine illégale à Akassa dans l’Etat de Bayelsa. Après les premières enquêtes, il s’est avéré que le navire baptisé MT TIS IV, transportait du pétrole volé appartenant à une compagnie pétrolière dont le nom n’a pas été mentionné. 22 suspects ont ensuite été arrêtés.

« Il a été découvert que le navire transportait environ 700 000 litres, soit environ 603 tonnes métriques ou 4 402 barils de pétrole brut d’origine illégale, d’une valeur d’environ 315 500 dollars », a déclaré le Commandant Patrick Effah, coordonnateur de l’opération « Quiet Waters » qui vise à terme, à enrayer toutes les formes de crimes dans les eaux territoriales du pays.

L’un des objectifs phares de ce programme est de mettre fin au vol de pétrole, qui représente un manque à gagner annuel de plus de 10 milliards de dollars pour le Nigeria.

Une étude de la Charte des ressources naturelles du Nigeria (NNRC) publiée en 2019 révèle que l’Etat fédéral est l’un des principaux producteurs victimes de vol de pétrole. Sur les 10 dernières années, le pays aurait perdu près de 400 000 barils de brut par jour dans les circuits de vol, de siphonnage, de contrebande ou de raffinage illégal. 

2- Egypte : Apache annonce un investissement de 3,5 milliards $ pour explorer dans le désert occidental 

Le pays des Pharaons a mis en place un vaste programme axé sur la promotion des investissements et l’exploration de pétrole et de gaz dans le désert occidental. Un programme dont la mise œuvre lui permettra de soutenir son ambition de devenir un hub énergétique régional.

En Egypte, le ministère égyptien du Pétrole et des Ressources minérales a annoncé, le 27 décembre, qu’un accord a été signé avec le producteur américain d’énergie Apache Corporation, pour 3,5 milliards de dollars. Selon les termes de l’accord, la société pétrolière américaine va investir cette somme dans des opérations de recherche, d’exploration, de développement et de production de certaines concessions situées dans le désert occidental.

A travers cet accord, les deux parties entendent aussi conjuguer leurs efforts pour favoriser le développement et l’efficacité opérationnelle de leurs activités existantes dans la zone. Ceci se fera grâce à la fusion des opérations sur les concessions opérées par les compagnies locales Khalda Petroleum et Qarun Petroleum. Ce sont deux sociétés qui font partie d’une joint-venture entre la société publique du pétrole, Egyptian General Petroleum Corporation (EGPC) et Apache.

Cela permettra d’optimiser les capacités d’investissement des deux partenaires et surtout d’atteindre l’excellence recherchée dans le cadre de l’accord. Il faut souligner que selon le deal, des outils de recherche et de développement à la pointe de la technologie seront employés.

Selon les commentaires de Tarek El-Molla, ministre égyptien du Pétrole, « cette entente vise à favoriser plus d’investissements dans les zones de concessions dans le désert occidental et ouvre la voie à la maximisation des taux de production de pétrole brut et de gaz naturel. Ceci, en utilisant les dernières technologies appliquées dans les domaines de la recherche, du forage et de la production ».

Rappelons que le producteur d’énergie Apache Corporation opère en Egypte depuis plus de 20 ans. C’est l’un des plus gros investisseurs américains du pays avec 5,2 millions d’acres dans 24 concessions distinctes, selon une mise à jour de décembre 2020. 

3- Yaoundé et Brazzaville désormais reliées par la route

Yaoundé n’est plus qu’à 7 heures de route de la frontière congolaise, alors qu’il fallait parfois 4 jours pour effectuer le même trajet. Cette nouvelle route va stimuler les échanges entre les deux pays et permettre aux régions frontalières désenclavées d’écouler leurs productions agricoles.  

« À l’époque, pour partir de Yaoundé pour Ntam, on pouvait faire 4 jours en chemin. À partir de Djoum, après Sangmelima c’était terrible. La route était tellement mauvaise. En saison des pluies, c’était grave. Les voitures s’embourbaient. Il fallait pousser la voiture pour avancer. C’est comme ça donc qu’on passait une journée sur un tronçon. Parfois on trouvait qu’un camion transportant des grumes s’était renversé. Il fallait un ou deux jours pour dégager la route. Aujourd’hui, en quelques heures on part de Yaoundé pour Ntam à la frontière avec le Congo. C’est comme un rêve », raconte Louis Roger Ndengue, un transporteur et riverain.

En effet, précise Investir au Cameroun, c’est un record possible depuis le 22 décembre, date à laquelle, le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, a inauguré les chaînons manquants, côté Cameroun, de la route Sangmelima-Ouesso, ouvrant au Congo. Il s’agit des sections camerounaises constituées de : Sangmelima-Bikoula (85 km), Bikoula-Djoum (38 km) ; Djoum-Mintom (98 km) ; Mintom-Lélé (67,50 km) et Lélé-Ntam-Mbalam (53 km), soit 321,5 km de routes aménagés.

Lors de la cérémonie d’inauguration, Joseph Nguessan, le représentant de la Banque africaine de développement pour l’Afrique centrale, l’un des bailleurs de fonds du projet routier, lui aussi a raconté une anecdote : « J’ai travaillé comme expert sur ce projet. J’avais fait l’itinéraire à l’époque pour toucher du doigt la réalité du terrain. Cette route que vous voyez aujourd’hui c’était une piste ! Aujourd’hui, c’est une fierté que de voir deux capitales de la Cemac réunies par voie routière. C’est l’ambition de la BAD de voir ce genre d’initiatives se multiplier en Afrique centrale ».

Gilbert Mouanda-Mouanda, le ministre des Tavaux publics, le maître d’ouvrage, lui, a salué la qualité de l’ouvrage qui est aux normes, avec des stations de pesages et des aires de repos pour les transporteurs. Le membre du gouvernement a invité les populations à se lancer dans l’agriculture, car la route permet désormais d’évacuer les produits agricoles afin de les écouler au Congo voisin. « Par ailleurs, le désenclavement de cette zone favorise le développement économique avec non seulement, l’écoulement des produits agricoles, mais également, facilite les déplacements entre les villes de Djoum et de Mintom ainsi que la circulation des gros porteurs venant du Congo-Brazzaville venus écouler leurs marchandises au port de Douala », a expliqué le Mintp.

Les chiffres actualisés du coût des chaînons camerounais du corridor Sangmélima-Ouesso indiquent que cet ouvrage a coûté 205,1 milliards de FCFA. Les financements ont été mobilisés par divers bailleurs de fonds tels que la Badea, la BID, la BAD, le Fonds saoudien de développement, le Fonds koweïtien et les deux États concernés par le projet.

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