"Mercer Street" frappé... et après ?

Au sein du camp US-Israël, y a-t-il ce samedi 31 juillet une partie, une seule, prête ce samedi 31 juillet, à s’engager aux côtés d’une entité sioniste qui par une très grave erreur de calcul, commis le 22 juillet, quand son aviation a lancé, après son ratée d’avant-veille à Alep sud, quatre missiles de croisière contre Qussair,

Agence de Nouvelles d'Ahlul Bait (ABNA) : haut lieu de la Résistance quitte à y tuer deux haut officiers de la Résistance, un Iranien et l’autre Libanais et ce, sans en avertir comme c’était du coutume jusqu’alors, la Russie de Poutine? Premier impact de cette erreur de vision et de perception est tombé dès le 23 juillet, quand la Russie a annoncé à trois reprises avoir changé son cap israélien, en Syrie et donné l’ordre à ses instructeurs aériens de tirer sur tout missile ou avion israélien qui bouge quelque part dans le ciel du sud-Liban, dans celui d’al-Tanf dans le ciel du sud syrien voire même dans l’espace aérien du sud-ouest au niveau de la Jordanie voisine.

Avec les S-300 et les S-400 intégrées à Hemimim, à Qamishli, à Tartous, à Damas et à Hama, et cette reconfiguration des sites de DCA qui se sont mis après 10 ans à changer de place sous les yeux ahuris d’une aviation sioniste qui vient de perdre tous ses repères en territoire syrien et partant toute capacité de brouillage électronique, bonjour les dégâts ! A moins de prendre le risque de s’infiltrer droit dans le ciel syrien et à se livrer à des frappes directes non seulement contre les forces syriennes mais encore contre leurs alliés russes, les carottes sont bien cuites pour l’entité sioniste. D’ailleurs ce changement de cap russe, Israël devra en remercier Poutine. Pourquoi ?

Car le 22 juillet au soir, plus d’une voix au sein du QG de la Résistance à commencer par les Syriens eux-mêmes exigeaient une salve de missiles tactique contre le nord d’Israël pour venger le sang de deux officiers iranien et libanais. Mais les impacts de la très grave erreur de calcul du duo Biden-Bennett n’en reste pas là

Jeudi soir, le 29, à peine quelques heures après une très directe mise en garde du commandant en chef de la force navale du CGRI, le contre-amiral Alireza Tangsiri comme quoi l’Iran « étouffera dans l'œuf » le moindre agissement «US-Israël », le M/T Mercer Street, navire logistique israélien appartenant au Sioniste Ofer et re-livré au Japon puisque l’homme d’affaire croyait pouvoir éviter de la sorte, des «incidents » que son entreprise basée à Londres a connu en février, en avril, en mai… avec en toile de fond le ciblage de « Helios Ray », d’« Hyperion Ray », de Lori, et plus récemment de CSAV Tyndall respectivement dans le golfe Persique, en océan Indien et en mer d’Oman, a été pris pour cible… et cette fois, au contraire des fois précédentes, deux officiers sionistes ont été tués : Reuters et Cie évoquent depuis 24 heures le passeport britannique et roumain de ces deux individus qui « auraient été le capitaine et l’officier adjoint » du bâtiment mais ils auraient été israéliens vu que la nationalité n’a jamais été le point fort des colons sionistes qui en possèdent chacun plusieurs, l’entité étant un « melting pot » de criminels de guerre, de trafiquants, de truands, de génocidaires.

Toujours est-il que le vendredi 30, la frappe navale éclair qui s’est produite très exactement  à 280 km au nord de l’île omanaise de Masirah dans l’océan Indien alors que le Mercer Street faisait route depuis la Tanzanie vers le Fujaïrah aux Emirats, a poussé, de par sa complexité et son aspect totalement inouïe, le camp sioniste à une seconde erreur de calcul grave : la promesse de riposte. Le ministre sioniste de la Guerre qui saigne encore au sortir de la bataille inégalée de Gaza, a ainsi médiatisé à outrance ce qu’il a qualifiée de « réponse adéquate à infliger à l’Iran ».

Or c’est là un pari hautement périlleux à tenir rien qu’à s’intéresser un peu plus près aux brides d’information communiqués depuis jeudi soir autour du modus operandi de l’attaque, et surtout ce qu’elle a coûté non seulement à Israël mais et surtout à l’US Navy, roi des océans, pour en limiter la casse, bref pour sauver le navire de guerre israélien : DEBKAfile, site proche du renseignement de l’armée sioniste le décrit : «…La marine américaine, ayant quitté la Ve flotte à Bahreïn s'est précipitée pour voler au secours du navire en feu qui se consumait de toute part… Pas de cargaison à bord mais il y a eu des équipements… L’US Navy l’a escorté jusqu'au port d'Abou Dhabi, aux Émirats arabes unis… ».

Visiblement l’attaque avait quelque chose de nouveau qui dépassait le cadre classique car à vrai dire ce navire de guerre israélien déguisé en navire marchand était escorté mais que le coup a littéralement pris de court la belle armada ! Outre la Royal Navy dont une filiale d’espionnage, « Dryad Global », a d’ailleurs médiatisé l’info en premier, dès vendredi dans la matinée, la marine française y aurait pris part si on en se fie à cette révélation du site français OPEX360 qui dit : « Pour rappel, deux missions navales, à savoir Sentinel [sous commandement américain] et Agenor, soutenue par la France dans un cadre européen, ont été lancées afin d’assurer la sécurité maritime dans les environs du très stratégique détroit d’Hormuz, non loin de la position où a eu lieu l’attaque contre le M/T Mercer Street. »

Mais l’explosion et l’incendie demandaient à ce que la Ve flotte se mobilise et volent aux secours du « poulain israélien » qui là encore, exactement comme ce qui s’est passé en mai a montré ses réelles limites navales ; On se rappelle en effet comment le site offshore Tamer, non loin des côtes d’Askhelon où la presse israélienne reconnaissait il y a deux jours que les dégâts « balistiques » étaient bien plus que ce qui a été annoncé, s’est vu contraint de mettre les clés à sa porte dès le deuxième jour de guerre, pour cause de ces « missiles anti navire » et ces « bateaux piégés » palestiniens qui s’y sont abattus y provoquant explosion, incendies et morts.

DEBKAfile s’est fait une idée du « modus operdani » de l’attaque comme suit : « Il s'agissait de la première attaque directe de drones armés de l'Iran contre un navire marchand israélien… Le drone a été identifié par un responsable américain comme étant un drone « à sens unique » – bien que les Américains soient restés à l'écart d'anciens incidents de ce genre. Il a ajouté que « d'autres drones ont participé » indiquant un assaut en essaim. Cela a confirmé un rapport antérieur de la société privée de renseignement maritime « Dryad Global » d'une observation de drone autour du navire avant l'attaque. »

Décidément c’est la première fois qu’un essaim de drones armés s’abat sur une cible militaire ayant à compter et que l’US Navy et ses affidés israéliens et otaniens découvrent qu’Aramco 2019, ou Ain al-Asad de 2020, ou encore Gaza de mai 2021 pourrait avoir son pendant naval. La source « américaine » de cette histoire que DEBKA tente de blanchir comme ayant vu et vécu pour la première fois cette « très complexe opération navale » impliquant « des nuées de drones » aurait dû être plus prolixe en jetant un coup d’œil au rapport de Dryad Global.

La filiale navale du MI6 évoque « deux raids », « un premier impliquant des drones à sens unique ayant provoqué l’incendie à bord » et « une seconde attaque, à quelques minutes d’intervalle, ayant déclenché l’explosion ». D’ores et déjà le modus operandi s’est inversé par rapport aux incidents précédents, « l’assaillant » allant de l’incendie à l’explosion. A-t-il cherché à semer la discorde au sein de l’escorte otanienne du navire israélien avant de passer à l’acte ? Visiblement. Est-ce une mise en garde contre US-Otan ? A n’en pas douter. Etait-ce le seul avertissement? Non, puisque si on avance un peu plus loin dans l’actualité de ce vendredi 30 juillet, on s’aperçoit d’un « deuxième incident », cette fois en mer Rouge, ayant visé un navire de guerre de Riyad déguisé en cargo que DEBKAfile rapporte ainsi : « Des sources saoudiennes ont révélé que ce même vendredi soir, l'un de leurs navires a également été attaqué avec des drones armés brandis par des rebelles yéménites houthis soutenus par l'Iran dans la mer Rouge. »

La grave erreur de perception du couple Biden-Bennett a donc étendu le front syrien, limitrophe de celui du Sud Liban et de Gaza non seulement au golfe Persique, à la mer d’Oman et à l’océan Indien mais encore à la mer Rouge. Ce qui revient à dire que n’importe quelle frappe à venir contre les sites militaires syriens ou les cibles iraniennes pourrait être riposté désormais dans toutes les mers de la région.

Et si l'on y ajoute cette tonitruante présence des navires de guerre iraniens à Saint-Pétersbourg où a même remis au commandant en chef de la marine iranienne, Khanzadi son navire pour qu’il retrouver le duo Sahand-Makran, on arrive à la conclusion qu’il faudrait ajouter à ce tableau, la Méditerranée orientale. Et puis pour être une société de renseignement lié à MI6, « Dryad Global » semble n’avoir rien compris au coup. Au lieu de parler des drones à sens unique accompagnés de drones de reconnaissance,  elle aurait pu croire à Kaman-22, drone Predator/Reaper qui est un drone d’assaut à corps large capable de porter différents types de charges et en mesure de rester dans le ciel au-delà de 24 heures, avec une portée opérationnelle de 3 000 kilomètres, ce qui lui procure la capacité d’identifier, de surveiller et de photographier les cibles qui se situent dans les régions lointaines, surtout qu’il est équipé de systèmes de guerre électronique plus larges que le MQ-1 Predator ou le MQ-9 Reaper, made in US. Les armes montées sous les ailes du Kaman-22 ont été provisoirement identifiées comme quatre bombes guidées Sadid et deux bombes planées Balaban. Evidemment ce ne sont que des spéculations mais tant qu’on y est, ajoutons-y un autre élément : la seconde attaque qui selon « Dryad Global » aurait causé l’explosion… Était-ce dû à des UAV ou à des « sous-marins piégés », genre de ce dont Gaza s’est servi en mai contre le site « Tamer »…

Avouons que le réveil est dur. Après avoir perdu le ciel du Moyen-Orient, il semblerait que le tour est devenu de déposséder les USA et leur rejeton de ses mers. Et encore là McKenzie en avait vu le signe précurseur, lui qui a ordonné dès le mois de janvier le déplacement du QG naval du CentCom sur la côte ouest saoudienne… Mais est-ce un lieu sûr ? Les Yankee en doutent. En réaction à "l'incident" de Mercer Street, Ned Price, porte-parole du Département « préfère attendre l'enquête tout en coopérant avec les partenaires »... 

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