MBS: Jupiter, soudoyé...!

MBS: Jupiter, soudoyé...!

Et si ce graissage de la patte dont seul Riyad a le secret servait au moins à améliorer le quotidien des Français dans une France économiquement exsangue ! À peine quelques heures après l'investiture de Biden au poste du Président US, les coups de file de Riyad à Paris se sont soudain multipliés.

Agence de Nouvelles d'Ahlul Bait (ABNA) : S'il est vrai que les relations Riyad-Paris sous l'ère de Trump ne sont jamais allées au-delà de colossaux contrats d'armement destinés à massacrer les Yéménites, les choses commencent à changer sous Biden. Certes le nouveau président US veut un accord nucléaire-balistique avec l'Iran auquel Téhéran a répondu en mettant le cap sur l'uranium à 90 pour cent, mais Biden veut cet accord sans tenir compte de ces milliards de pétro dollars dépensés ces 4 dernières années par Riyad dans le strict objectif de mettre au pas l'Iran. Alors oublions l'épisode de la prise d’otage de l’ex-PM libanais Hariri et la désagréable rencontre à l’aéroport de Riyad en 2019 ! Ben Salmane est même prêt à payer Macron pour qu’il intercède en sa faveur auprès d'une Maison-Blanche qui n'est pas prête à oublier sitôt le Trumpisme radical des Salmane. Et la France dans tout cela ? Macron s'en fiche royalement... Tant pis si ses prises de position bousillent littéralement la position de l'État français à titre de vrai-faux acteur international ayant mis un certain 14 juillet 2015 sa signature en bas de l'accord de Vienne dont cette même France se vantait des miracles! Trois ans plus tard, au premier déclic de Trump, Macron a laissé tomber Peugeot et Renault présents en Iran quitte à les jeter en pâture aux Américains.

Dans une interview accordée à la chaîne Al-Arabiya, le président français, Emmanuel Macron a appelé à la participation des puissances régionales, entre autres l’Arabie Saoudite à l'accord avec l'Iran.

Arab News a écrit sur son Twitter : «  Macron a déclaré à Al-Arabiya que l'erreur de 2015, où les puissances régionales n'ont pas participé à l'accord avec l'Iran, doit être évitée. »

Citant le président français, le site web Arab News a déclaré que l'Arabie saoudite devrait être impliquée dans toute négociation pour parvenir à un accord avec l'Iran.

Le président français a également réitéré ses allégations selon lesquelles l'Iran tentait d'acquérir une arme nucléaire, avant d’ajouter que le temps restant pour empêcher l'Iran d'y parvenir était trop court.

Les pays occidentaux, dirigés par les États-Unis et le régime sioniste, ont accusé ces dernières années l'Iran de poursuivre des objectifs militaires dans son programme nucléaire. L'Iran a fermement rejeté ces allégations.

À noter que l'Iran, en tant que signataire du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) et membre de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), a le droit d'acquérir la technologie nucléaire à des fins pacifiques.

En outre, les inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) ont visité à plusieurs reprises les installations nucléaires iraniennes, mais n'ont jamais trouvé de preuves démontrant que le programme nucléaire pacifique du pays s’oriente vers des fins militaires.

Sans oublier qu’en 2015, l'Iran a conclu un accord avec les pays dits P5 + 1 pour résoudre les tensions liées à son programme nucléaire.

Malgré la reconnaissance par l'Agence internationale de l'énergie atomique du respect par l'Iran de tous ses engagements dans le cadre de l’accord, le gouvernement américain s'en est retiré unilatéralement en mai 2018.

Le nouveau président américain, Joe Biden a déclaré qu'il avait l'intention de ramener les États-Unis à l'accord nucléaire. Cependant, dans une vague déclaration, il a également souligné que les États-Unis considéraient le retour à l’accord nucléaire comme la base de nouvelles négociations dans le but de « prolonger et renforcer » le PGAC.

Les Émirats arabes unis, l'Arabie saoudite, Bahreïn et le régime sioniste ont déclaré ces derniers mois qu'ils souhaitaient participer aux négociations avec l'Iran.

Le nouveau secrétaire d'État américain, Antony Blinken a déclaré au Sénat il y a quelques semaines que les États-Unis étaient loin de revenir au PGAC et que Washington profiterait de l'occasion pour consulter les membres du Congrès et les alliés américains.

Blinken a déclaré : « Le président Biden estime que si l'Iran revient à l'accord, nous y reviendrons, mais avec nos alliés, qui s'aligneront à nouveau avec nous, nous profiterons de l’occasion pour arriver à un accord plus large comprenant d'autres questions, en particulier le programme balistique iranien. »

Blinken  a poursuivi : « Maintenant que cela a été dit, je dois dire que nous sommes loin de là. Nous devons voir ce que l'Iran fait et est prêt à faire après l'arrivée au pouvoir du président élu. Plus tard, s'ils disent qu'ils sont revenus à l’accord, nous devons évaluer s'ils ont tenu leurs engagements. »

Et le responsable américain d’ajouter : « Nous allons certainement vous consulter (membres du Congrès). Je pense, comme l'a dit le président de la commission des relations étrangères du Sénat, qu'il est important que nous nous engagions avec nos alliés et partenaires dans la région, y compris Israël et les États du golfe [Persique], au début de ce processus, et pas à la fin. »

La République islamique d’Iran a déclaré à plusieurs reprises qu’elle ne renégocierait pas le PGAC. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a récemment écrit dans une note publiée par le magazine Foreign Affaires que Téhéran n'était pas disposé à renégocier les termes de l'accord.

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