MBS coupera les amarres?

MBS coupera les amarres?

Au train où vont les événements, pas grand monde ne croit à la survie politique de Ben Salmane:

Agence de Nouvelles d'Ahlul Bait (ABNA) : Rai al Youm qui se focalise sur le sort du prince de Neom, estime même qu'au mieux, Biden irait lui faire revivre ce que Trump lui a fait revivre à savoir le traiter en vache à lait et le soumettre à de pesants contrats d’armements propres à vider totalement les caisses d'un Etat saoudien déjà largement déficitaire pour cause de six de guerre perdue au Yémen, au pire, il l'écarterait pour de bon du pouvoir, l'affaire de Khashoggi en ayant d'ailleurs montré les prémices :  « Ce qui est certain, c'est que le prince Ben Salmane présente un lourd fardeau pour l'administration démocrate qui se trouve devant un dilemme : soit se débarrasser de MBS en faisant pression sur le monarque saoudien pour le faire remplacer, soit  le contenir et obtenir des centaines de milliards en retour. La première option est considérée comme la plus décisive, la moins chère et la meilleure pour sauver la face, et mais il y en a des Américains plus pragmatiques qui croient en l'efficacité de la deuxième option qui placent les intérêts financiers et de sécurité des États-Unis... encore plus inquiétant serait le silence du roi Salmane lui-même interprété de différentes manière : son ignorance du dossier de Khashoggi voire sa soumission au diktat Us et à éliminer Ben Salmane de la scène»

Avouons qu'avec des titres genre  "The Murdering Monarch" sur quoi a fait sa manchette le New York Times, le roi Salmane tout comme Biden lui même n'ont pas trop chance à pouvoir sauver la tête de l'enfant terrible du royaume. Mais ceci n'est qu'une seule facette de ce disgrâce dans lequel est tombé Ben Salmane à qui l’Amérique veut faire endosser la responsabilité de sa défaite au Yémen. A l'heure où les combattants houthis en sont à s'en prendre à coup de missiles au QG des officiers US/British à Khamis Mushait et à Abha, à pousser le chef du CentCom à militariser la cote ouest  saoudienne pour éviter tout face à face avec Ansarallah au sud saoudien, il est presque impossible de sauver 
MBS des grandes eaux... a moins que.... à moins que le prince héritier se mette à changer intelligemment le cap. 

A Tel-Aviv on voit avec horreur l'effondrement de l'alliance militaire Riyad-Tel-Aviv-Manama-Abou Dhabi et on en parle largement dans la presse puisque Biden en aurait tiré le soutien. Ben Salmane n'est pas si immature pour continuer à croire en père Noeil maintenant que ce celui a changé de couleur et à passer du rouge au bleu. Ben Salmane aura-t-il le courage de tenir tête au diktat US? Une légère tempête anti US commence à souffler sur la presse saoudienne : commentant les révélations US sur l'affaire Khashoggi,  Al Charg al Aussat écrit: l'Arabie saoudite est l'allié le plus ancien des Etats-Unis et ce n'est pas une République bananière qui se laisse secouer par ce genre de bourrasque ... Certes nous voulons un renforcement de nos liens avec Washington mais pas au prix de renoncer à notre souveraineté, à notre justice indépendante et à nos lignes rouges".

Est-ce une menace ou une fuite en avant? 

L'opposant saoudien Turki al-Shulhub a tweeté: "L’application de la loi Jasta « Justice Against Sponsors of Terrorism Act » sur le crime de meurtre de Khashoggi fonctionne désormais comme le levier de pression américaine sur l'Arabie saoudite, ce qui veut dire que par ce point de vue les États-Unis cherchent à traiter Arabie saoudite en mineur, c’est-à-dire un pays sur lequel ils exercent une intimidation constante et un chantage constant. En fait, chaque président américain, en utilisant sa propre méthode et stratégie, (demande une rançon de l'Arabie saoudite) fait chanter l'Arabie saoudite Précédemment Trump ex-président des États-Unis sous un silence complet contre les crimes de Ben Salman au Yémen et le meurtre d'un journaliste assassiné Jamal Khashoggi tout en vendant à l'Arabie saoudite,  procède à  vendre des milliards de dollars d'armes visant à sauver l’économie  et maintenant Joe Biden poursuit la même politique à l'envers. Pour aller plus loin on peut faire allusion au renoncement de la nouvelle administration américain pour vendre des combats d’avion F-35 à ce pays."

Que des Saoudiens arrivent à cette conclusion que Big Brother les traite comme des alliés de seconde zone c'est une évolution. C'est sans doute dans ce même sens que certaines se font de plus en plus entendre en Arabie lesquelles plaident en faveur d'un changement de cap au royaume wahhabite et d'un rapprochement avec la Chine voire la Russie. Un récent entretien entre MBS et Poutine aurait même tourné autour de la ventre des Su-35 et les S-400, vu que les Patriot viennent encore de lamentablement échouer face à un raid massif de drones et de missiles d'Ansarallah visant le sud saoudien et Riyad. Mais une chose est sûre : toute tentative de rapprochement de Riyad avec la Russie et la Chine risque de lui coûter non seulement le trône mais aussi sa tête : " A moins de partir sur des bases solides qui commence évidemment à  faire le trajet inverse de ce qu'il a fait depuis 2015, à larguer Israël, à remettre les compteurs à zéro au Yémen, et à chercher l'apaisement dans la région. Mais en est-il capable?

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