L'Egypte se venge d'Israël!

L'Egypte se venge d'Israël!

Un journal arabe proche du Qatar a fait état des consultations des responsables israéliens avec l'appareil militaire et sécuritaire égyptien pour amender les accords de Camp David, révélant les détails des propositions de Tel-Aviv au Caire.

Agence de Nouvelles d'Ahlul Bait (ABNA) : « Un état de mystère a dominé la visite d'une délégation sécuritaire israélienne de haut niveau dans la capitale égyptienne, Le Caire, lundi dernier, dirigée par le chef du Conseil de sécurité nationale israélien, Eyal Hulta, et le nouveau chef du Shin Bet, Ronen Bar, lors de la première visite du genre », a rapporté Al-Arabi Al-Jadeed.

Des sources privées égyptiennes ont révélé à Al-Arabi Al-Jadeed que parmi les dossiers que la délégation israélienne a discutés avec le chef des services de renseignements égyptiens, le général de division Abbas Kamel figurait la présentation de nouveaux amendements à « l'accord de paix » de 1979 signé entre Israël et l'Egypte dans la station balnéaire américaine de Camp David. La partie israélienne a fait cette proposition après un récent amendement autorisant les forces de sécurité égyptiennes à être présentes dans la zone frontalière de Rafah.

L'Egypte a été le premier pays arabe à signer « l’accord de Camp David » avec Tel-Aviv en 1979 après les guerres des Etats arabes avec le régime sioniste.

Les sources ont révélé que des comités égyptiens conjoints des forces armées, du service de renseignement public et du ministère des Affaires étrangères travaillaient à la modification de certaines clauses de l'accord de Camp David signé avec la partie israélienne conformément à la vision égyptienne d'apaiser l'atmosphère à Gaza. Cela permet au Caire d'assumer davantage la responsabilité de la bande de Gaza, assiégée depuis 2007.

Les sources ont déclaré que « la recette égyptienne concernant l'accord pour stabiliser le cessez-le-feu et parvenir à une trêve dans la bande de Gaza est en cours de préparation, soulignant qu'elle sera globale et ne se limitera pas uniquement à un accord d'échange de prisonniers entre l'occupation israélienne et le mouvement « Hamas ».

Les sources ont confirmé que les amendements proposés à l'accord signé en 1979, entre les parties israélienne et égyptienne, visent à préparer la situation dans le nord du Sinaï et les zones frontalières pour le nouveau rôle attendu que l'Egypte jouera vis-à-vis de la bande de Gaza. Ce qui inclut de faire face à l'augmentation du nombre de voyageurs traversant le poste frontière de Rafah et de préparer une infrastructure capable d'absorber les nouvelles étapes, y compris des résidences temporaires pour les Palestiniens traversant le passage, ainsi qu'un réseau de transport et des routes sécurisées et surveillées ; tout cela nécessite des modifications subtiles dans certains des termes de l'accord.

Selon les sources, il existe une compréhension mutuelle et un consensus entre Le Caire et Tel-Aviv concernant la bande de Gaza, car l'Egypte veut maximiser son influence, car c'est l'un des dossiers qui représentent le centre de gravité du régime égyptien devant l'administration américaine, tandis qu’Israël est à la recherche d'un traitement à long terme pour les maux de tête chroniques causés par la bande de Gaza, selon les sources.

Les sources ont ajouté qu'en dépit de l'accord égypto-israélien concernant la bande de Gaza, Le Caire a rejeté les propositions israéliennes liées à un rôle égyptien dans la bande de Gaza, alors qu'il étudie toujours d'autres propositions.

Sur la question de savoir si les études en cours concernant l'introduction d'amendements à l'Accord de Camp David, comprennent les questions liées aux services publics, ou l'introduction de la livraison des eaux du Nil aux territoires occupés, les sources se sont contentées de la réponse : « Pas de commentaire », ajoutant: « Il existe de nombreux scénarios à l'étude en raison de leur lien direct avec l’appareil de sécurité nationale égyptienne. »

Plus tôt la semaine dernière, le ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Shoukry a nié l'existence de tout projet d'établissement d'une zone industrielle et économique à la frontière entre l'Egypte et la bande de Gaza, soulignant que la reconstruction se ferait à l'intérieur de Gaza.

Interrogé sur l'existence d'une quelconque menace de la part du Hamas pour la sécurité nationale égyptienne, Shoukry a catégoriquement démenti une telle menace dans ses déclarations lors de sa rencontre avec des journalistes avant de quitter la capitale américaine Washington. Il a déclaré que « l'Egypte accorde une grande attention à la reconstruction de Gaza après la guerre lancée par Israël sur la bande de Gaza en mai dernier ».

La semaine dernière, la ville égyptienne de Charm el-Cheikh a été l’hôte d'une réunion entre les membres du comité militaire conjoint de l'armée israélienne et de l'armée égyptienne. Au cours de la réunion, les deux parties ont discuté des problèmes communs des deux armées.

La délégation de Tsahal était dirigée par le chef de la division des opérations, le général de division Oded Pasiok, le chef de la division de la stratégie et de la troisième division, le major Tal Kalman, et le chef de l'unité des relations étrangères, le général de brigade Avi Dabrin.

Un amendement a été apporté à cet accord de paix, selon lequel la présence sécuritaire égyptienne sera renforcée dans la région de Rafah, ce qui a été approuvé par la direction politique en Israël. Le Premier ministre égyptien Mustafa Madbouly a qualifié cet accord de « grande victoire » pour la direction politique de son pays.

Le chef des services de renseignement égyptien Abbas Kamel prévoit de se rendre en Israël à la fin de ce mois pour rencontrer le Premier ministre israélien Naftali Bennett et les responsables de la sécurité de Tel-Aviv.

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