L'assaut "iranien" contre la côte israélienne?

L'assaut

Presque une semaine après de mystérieuses explosions ayant frappé le cargo-base logistique flottante d’Israël « Hélios Ray » alors même que le bâtiment, ayant quitté Dammam en Arabie des Salmane faisait tranquillement son bonhomme de chemin vers le golfe Persique via la mer d’Oman, pour atteindre Singapour et faire en cours de route des collectes de renseignement une fois arrivées dans détroit d’Hormuz, « l’enquête » piétine :...

Agence de Nouvelles d'Ahlul Bait (ABNA) : En Israël aucun expert ne risque pour l’heure d’annoncer publiquement ni l’origine de l’attaque ni le modus operandi des assaillants. S’agit-il de mines marines, de mine collante, de missiles de croisière du ciblage à l’EMP ?

Aucune réponse, les attentions se dirigeant surtout vers ce qui pourrait en être désormais : l’Iran a -t-il ouvert le front naval contre Israël avec en toile de fond des attaques à venir contre les cargos, les pétroliers voire les navires de guerre israéliens qui infestent les eaux de la région ? Là encore, Israël ne sait répondre. Surtout que la riposte aérienne qu’il a choisi de donner à cette hypothétique implication iranienne dans les explosions ayant visé Hélios Ray n’a fait qu’empirer les choses, la frappe du 1er mars contre Abou Kamal s’étant heurtée à la tonitruante DCA syrienne, visiblement revigorée.

La somme de toutes ces craintes, angoisse et déception est qu’Israël qui en décembre se disait prête à frapper les cotes iraniennes aux côtés de l’USS Georgia et l’USS Nimitz voit partout sur ses côtes l’empreinte iranienne. Il en est ainsi de cette étrange marée qui affecte les plages des territoires occupés et que les responsables israéliens attribuent de façon plus ou alambiquée à l’Iran. Ainsi, cette ministre sioniste qui parle de « l’écoterrorisme iranien » et qui invente une histoire à dormir debout : « Il s’agit de l’une des pires catastrophes de pollution sur les rives de la Méditerranée, probablement au cours des dernières décennies. Des tonnes de goudron ont été emportées par les flots et se sont accumulées sur les côtes d’Israël. Après une opération de nettoyage drastique, au cours de laquelle les nombreux morceaux noirs ont été collectés, une deuxième vague de goudron est arrivée sur les plages. Les recherches côtières menées cette semaine sur le littoral du nord au sud ont montré de nouvelles augmentations de blocs de goudron sur les plages de Tel Dor, Nitzanim et Gador, Mikhmoret et Beit Yanai. »

Et d’ajouter : « Apparemment, un vieux pétrolier “qui ne serait pas accepté dans les ports européens” a déversé du pétrole dans les eaux territoriales d’Israël avec ses canaux d’émission radio fermés pour qu’il ne soit pas identifié. C’est une percée dans l’enquête sur la cause de la catastrophe environnementale vers la côte méditerranéenne en Israël : exactement deux semaines après que les dommages causés à la mer par le pétrole ont commencé à être découverts au large des côtes d’Israël, la ministre de la Protection de l’environnement, Gila Gamliel, a annoncé dans sur Twitter que le navire responsable de la pollution est un navire libyen. Nous avons découvert que ce n’est pas seulement un crime environnemental mais du terrorisme environnemental. “Après avoir fait le plein de pétrole brut, il s’est frayé un chemin depuis l’Iran et le golfe Persique par le canal de Suez et a éteint ses émetteurs illégalement près de nos côtes, puis a continué sa route vers la Syrie” ! 

Évidemment, cette version quelque peu paranoïaque de l’histoire prête à rire quand on sait que l’Iran en particulier et ses alliés en général a de quoi « nuire » à Israël sans avoir besoin de nuire à l’environnement surtout que la Méditerranée est la mer d’une grande partie de l’axe de la Résistance. Ceci étant, un « danger de nature navale » et à caractère pro-iranien existe là où les Israéliens le soupçonneraient pas. Des images satellites ont révélé la taille de la base militaire israélo-émiratie sur l’île yéménite de Mion, près du détroit de Bab el-Mandeb. Les images ont montré que les Émirats arabes unis avaient construit une piste militaire, ainsi que des bâtiments militaires sur l’île.

Les Émirats arabes unis ont déplacé à la mi-février leur base militaire d’Érythrée vers l’île de Mion, au sud de la mer Rouge et au même moment les experts militaires israéliens ont confirmé la présence d’un sous-marin naval et d’une flotte de missiles israéliens non loin du détroit de Bab el-Mandeb pour « faire face aux forces yéménites ». On sait aussi que la péninsule yéménite de Soccotra abrite aussi des forces et des équipements israéliens, et ce, au détriment de la navigation marchande dans cette région qu’Isarel met en danger. Selon des sources proches de la Résistance yéménite, cette présence de la marine de guerre d’Israël est loin d’être de toute quiétude pour celle-ci. 

Interrogé récemment par Al Massirah, le vice-ministre yéménite de la Défense, le général Ali Mohammad al-Kahlani l’a évoqué très clairement : "  « Dans notre doctrine militaire en tant que forces armées yéménites, Israël est l’ennemi numéro 1 et il le restera dans la mesure où c’est là le visage caché de l’impérialisme conquérant dont l’objectif consiste à provoquer le démembrement du Yémen pour en mieux détourner d’infinies ressources.».

"Dès 2004, la normalisation des relations entre le Yémen et Israël faisait partie d’un plan plus vaste préparé par les États-Unis et Sanaa devait jouer son rôle dans le cadre du plan américain dans la région. Or la guerre de 2015 a débouché sur un imprévu, l’émergence de la Résistance yéménite et sa désormais marche conquérante qui bousculera les plans US/sionistes en mer Rouge voire dans la corne de l’Afrique, a dit le général. Car visiblement, ce n’est pas seulement des nuées de drones et des missiles d’Ansarallah qu’Israël et ses amis "golfiens devront avoir peur.

Les capacités "navales" d’Ansarallah tendent elles aussi à amplifier, passant de simples attaques aux vedettes rapides aux opérations de minages. Après tout l’embargo sur la vente des armes iraniennes s’approchant à son expiration (18 octobre), il n’y aura aucun obstacle désormais à ce que le passage des navires d’occupation au détroit de Bab el-Mandeb, dans les environs de Socotra soient minés par des engins dont rien que le fait d’y penser, fait le froid dans le dos de l’US Navy, chaque fois qu’elle est en agissement dans le golfe Persique.  Décidément des Hélios Ray, Israël pourrait en connaître encore et de plus belle. 

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